Chacun a sa façon et ses habitudes pour passer la journée de Ramadhan. Car c’est difficile à un jeûneur de tenir 18 heures sans nourriture ni eau surtout, alors que les températures flirtent souvent avec les 40 degrés. Ce qui rend difficile le jeûne. Dans la ville de M’Chedallah, pour l’exemple, chacun a ses « trucs » à lui pour passer le temps et occuper l’esprit, ou à vrai dire l’estomac, pour ne pas penser à la bouffe. Pour les férus de l’Internet, il n’y a pas mieux, selon eux, que de « tuer » le temps en surfant sur le Net. A cet effet, tous les cybercafés de cette ville se trouvent bondés d’internautes, qui passent des heures durant devant les ordinateurs. « Pour moi, c’est le meilleur endroit pour passer le temps. Je ne le sens pas passer. Je peux surfer durant 4 ou 5 heures sans me rendre compte. Ce n’est que vers les coups de 18 heures que je quitte le cyber, pour passer le reste du temps qui nous sépare de l’Adhan avec mes amis », nous dira Nadir, un jeune de 21 ans, habitué des cybercafés. Par ailleurs, d’autres jeûneurs préfèrent passer leur journée de Ramadhan en dormant, à l’instar de Hakim, qui nous dira avec beaucoup d’humour : « A partir de l’après-midi, je commence à me sentir faible, alors je dors. Et ce n’est qu’à quelques minutes de l’Adhan que je me réveille ! » Les fidèles, quant à eux, ne trouvent pas mieux que la mosquée de la ville pour prier et passer le temps entre amis sous le préau. Dans les rues, des habitants s’abritent sous l’ombre des arbres pour se protéger des rayons du soleil. Car s’aventurer à marcher sous un soleil de plomb, aggraverait l’état de déshydratation du jeûneur et pourrait même causer des coups de soleil fatals. Ainsi, les citoyens de cette ville passent comme ils le peuvent le temps, en attendant la « délivrance » du muezzin.
Y. Samir
