Hormis quelques festivités « maigres » organisées ici et là la ville du Piton plonge dans une morosité corsée par un manque d’animation et de divertissement durant la première décade de e mois de Ramadhan. L’association Tighri N Ugrud (cri de l’enfant), nouvellement créée, organise à minima, tout au long de ce mois de carême, des soirées et des galas dédiés aux enfants au niveau de la crèche communale. Demeurant jusque-là parmi les rares activités qui sont animées à Akbou, la crèche communale de la commune d’Akbou, sise à la cité Alcovel, est le théâtre d’une panoplie d’activité durant ce mois sacré. Au début de la semaine dernière, le public composé essentiellement de chérubins en compagnie de leurs parents, était au rendez-vous lors d’une soirée spéciale enfant. Une pièce théâtrale, un show de clown et une partie de magie ont égayé les dizaines d’enfants présents dans la salle. «J’ai beaucoup aimé le clown. Il nous a fait tellement rire», s’explose de joie Adel, un enfant accompagné de ses parents. Par ailleurs, l’association organisatrice de ces soirées ramadhanèsques a mis tout un plan d’action, s’étalant du 03 au 24 du mois en cours. «Nous avons constaté un manque de programme cruel pour divertir les enfant. D’où, d’ailleurs, la nécessité de concocter tout un programme durant ce mois», nous dit M. Chabane Laarbi, président de l’association Tighri N Ugrud. L’APC d’Akbou a, elle aussi, contribué à la réussite de l’activité organisée par l’association Tighri N Ugrud en mettant à sa disposition une partie de la crèche pour abriter les différentes activités. « Les associations travaillent en étroite collaboration avec l’APC. Nous sommes à leur disposition, notamment durant ce mois sacré pour animer la vie nocturne des Akbouciens », dira M. Temmam Salah, vice P/APC chargé de l’équipement et de la réalisation, présent à la soirée du 06 juillet dernier. Ainsi et selon nos sources, l’association Alliance de l’APC d’Akbou vient de bénéficier de l’attribution de la crèche communale à son profit pour l’exploiter en organisant des festivités. La décision a été prise lors de la dernière assemblée tenue le 03 juillet dernier. Sauf cela, d’autres associations souffrent du manque de liquidité pour notamment organiser des soirées artistiques. « Les associations ne sont pas capables de se mobiliser pour des programmes artistiques. Et du coup, les artistes demandent pratiquement tous des cachets. Pour pouvoir payer les artistes, il faut organiser un programme à entrée payante or que ces derniers il faut les organiser, malheureusement, dans des salles privée », explique M. Loualia Salah, vice président de l’AEC d’Akbou. A noter aussi que les subventions destinées à des dizaines d’association activant à Akbou ne sont pas encore votées. Chose qui a compliqué d’avantage la situation financière de certaines associations. Le manque d’infrastructure de base pouvant abrité les différentes activités des dizaines d’associations qui activent au niveau de la ville du Piton freine la dynamique de la société civile. A maintes reprises, des acteurs du mouvement associatif local n’ont cessé d’interpeller les pouvoirs publics afin de redynamiser ce secteur. A titre d’illustration, la commune d’Akbou de près de 100 000 habitants avec un excédent financier dépassant les 100 milliards de centimes ne dispose pas, à ce jour, d’une auberge de jeunes, alors que des petites communes à faibles rentabilités en disposent. Par ailleurs et revers de la médaille, plusieurs projets sont inscrits au profit de la municipalité mais sans voir le jour. Le bloc multifonctionnel, le musée d’art et d’histoire, l’extension et la rénovation du stade des martyres, la médiathèque… sont des projets étudiés et approuvés mais qui demeurent toujours sur papier.
Menad Chalal
