Fréha L’ONEC, la FFC et l’ONM l’accusent de mépris – La famille révolutionnaire tire sur le P/APC

Dans une déclaration datant du 10/07/2014 parvenue à notre rédaction, les représentants des bureaux locaux de l’ONEC (Organisation nationale des enfants de chouhadas), de la FFC (Fédération des fils de chouhadas) et de l’ONM (Oraganisation nationale des moudjahidine) de la commune de Fréha, dénoncent avec « énergie », écrivent-ils, « le mépris du président de l’APC de leur commune envers des membres de la famille révolutionnaire ». Les signataires du document décrivent « Le comportement irresponsable de ce maire » qui consisterait  à « faire la sourde oreille face à toute les sollicitations des représentants de ces bureaux locaux concernant notamment l’attribution d’une salle pour organiser des rencontres à l’occasion des événements majeurs nationaux, tels que les : 18 févier, 19 mars, 05 juillet, 20 août, 17 octobre, 1er novembre… ». « Nos correspondances aux pouvoirs publics pour l’attribution d’un local collectif n’ont récolté que mutisme et indifférence », lit-on dans la déclaration. « Le maire a acquis deux bungalows pour désengorger les services de l’APC, mais n’a aucunement pensé à ces représentants d’organisations nationales qu’il rejette carrément par mépris refusant de les rencontrer ni à l’intérieur de la mairie (Salle de délibération) ni à l’extérieur…», écrivent encore les rédacteurs du document. Les représentants des bureaux locales de  l’ONEC, FFC et ONM poursuivent dans leurs déclaration : « Pour s’extraire à nos interpellations quant à l’état lamentable des lieux historiques commémoratifs, il a choisi, tôt le matin du 05 juillet, de nous devancer sur les lieux de recueillement en s’entourant de quelques vigiles qui sont qui ont d’ailleurs poussé leur arrogance jusqu’à provoquer les moudjahidines et fils de chahids à l’intérieur même du sanctuaire. Lui-même n’a pas hésité à tenter d’agresser un fils de chahid ». Dans l’un des paragraphes de la déclaration, les rédacteurs s’indignent de l’état de dégradation des stèles commémoratives : « Les cas des stèle des chouhadas, érigées à l’entrée de la ville de Fréha et celles du village Aït Bouali concernant les martyrs de la bataille de Tachibount qui a eu lieu en pleine opération (Jumelles), ainsi que celle du village Ilmadjene, en disent long sur le mépris du maire de Fréha vis-à-vis de nos chouhadas et de nos moudjahidines ».

Le maire se défend

Le maire de Fréha, M. Mouhand Azizi, que nous avons joint par téléphone a réagi à cette déclaration déclarant à son tour : « A aucun moment il n’y a eu de notre part une quelconque volonté de déconsidérer la famille révolutionnaire. Bien au contraire, je m’incline à la mémoire des chouhadas ». Il ajoutera : « Il n’est nullement question de la famille révolutionnaire, c’est une histoire d’individus… ». M Azizi soutiendra : « Au jour d’aujourd’hui, aucune demande concernant l’attribution de la salle de l’APC pour l’organisation des rencontres ne m’a été formulée. Quant au local que j’aurais refusé d’attribuer, il a été dicté par la réalité de la situation et non par un manque de volonté ou de considération. De plus, l’ONM a son local officiel au chef-lieu de Fréha ». « Il y a pratiquement deux mois de cela, lors de la dernière délibération, nous leur avons attribué un local au chef-lieu de Fréha, mais ils n’ont pas voulu l’occuper, exigeant un local dans l’enceinte même de l’APC. Et dans les conditions actuelles, il nous est impossible d’accéder à leur demande, parce que notre mairie est très exiguë. Il est vrai que nous avons acquis 02 bungalows, mais ceux-ci sont destinés à accueillir l’extension de l’état civil », soulignera le maire. Pour ce qui est de la tentative d’agression sur le fils de chahid, notre interlocuteur nous dira : « C’est une petite rixe survenue après moult échanges verbaux sans plus ». En ce qui concerne l’état de dégradation des stèles et autres lieux de mémoires, M. Azizi nous apprendra que plusieurs opérations de rénovation sont d’ores et déjà inscrites dont celle du chef-lieu de Fréha qui a bénéficié de 07 millions de dinars pour sa réhabilitation ».

Karima Talis