Djennad Saïd retrouvé à Médéa

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Le jeune Djennad Saïd, qui avait quitté son domicile pour se rendre à Tizi-Ouzou, le 13 de ce mois de juillet, et qui n’avait plus donné signe de vie depuis, a enfin retrouvé sain et sauf, sa famille, dans la nuit de lundi à mardi. 

C’est vers 20h30 qu’il a réussi à contacter ses parents, par téléphone, une première fois, sans pouvoir dire précisément où il se trouvait. C’en sont suivies alors plusieurs tentatives de ses proches de le recontacter, en vain. Quelque temps après, un deuxième coup de téléphone eut lieu et renseigna davantage ses parents. On a su plus tard que c’était la batterie de son portable qui avait lâché et que le deuxième coup de fil put être donné grâce au concours d’un  citoyen qui l’avait retrouvé au bord de la route, à Médéa. Aussitôt, l’alerte fut donnée et un de ses proches, habitant à Blida, se chargea de le ramener chez lui. C’est donc vers 4 heures du matin que Saïd a pu retrouver les siens dans une euphorie totale. Pour le moment, il est tellement exténué qu’il ne peut répondre à aucune question. Il a besoin de beaucoup de sommeil, nous diront ses proches. Ses parents ont tenu à remercier toutes les personnes qui ont compati à leur douleur. Pour le moment donc, l’on ignore tout des circonstances de son enlèvement, de l’endroit de sa séquestration, de l’identité de ses ravisseurs et des conditions de sa libération. Pour rappel, le 13 juillet dernier, alors qu’il revenait de l’université son dernier coup de fil disait qu’il n’allait pas tarder à rentrer à la maison, Saïd avait disparu et n’a plus donné signe de vie. Sa famille n’avait depuis pas cessé de remuer ciel et terre pour le retrouver, en vain.  Une semaine après, les citoyens d’Azazga, notamment le comité de son village, avaient décidé de réagir à leur tour et d’accompagner la famille dans ce qu’elle endurait. Le comité avait décidé d’une marche pour samedi dernier, avec la fermeture du marché hebdomadaire et une grève générale de tous les commerçants de la ville. Le 19 juillet donc, des citoyens d’Azazga et d’autres régions encore ont marché scandant le slogan « halte à l’insécurité ». Azazga s’était transformée en ville morte. Trois jours donc après cette fameuse marche, Azazga s’est réveillée au son d’une bonne nouvelle. Said a été retrouvé à Médéa. A son dans son village, la foule était nombreuse à l’attendre devant son domicile familial. La joie se lisait sur tous les visages. Le sentiment de fierté aussi d’avoir accompli un devoir, celui d’avoir soutenu la famille dans les pires moments.

D Ferhat

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