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… Et plus de 40 cas détectés à Bouira

L’épidémie de la fièvre aphteuse s’est vite propagée dans la wilaya, ces cinq derniers jours, pour toucher de nombreux cheptels bovins aux quatre coins de Bouira. En effet, depuis mercredi dernier, la maladie n’a cessé de progresser et de gagner du terrain, et ce, en dépit du dispositif mis en place par les services agricole (DSA) locaux, depuis l’apparition de la maladie. Ainsi, et après le premier foyer détecté mercredi dernier dans la commune d’Aïn Turk, à Iguettaffen plus précisément, plusieurs nouveaux foyers ont été signalés ces dernières 72 heures. Les services agricoles de la wilaya ont signalé avant-hier, la découverte de foyers de la maladie à Guerrouma à l’ouest de la wilaya, à Ait Laaziz et Haizer (nord), à Chorfa (est) et Oued El Berdi (sud). Selon les mêmes services, près de 40 cas avérés du virus ont été enregistrés depuis samedi dernier. Selon des informations recoupées, ils sont pas moins de 24 cas à avoir été détectés dans la seule commune de Guerrouma. Par ailleurs, nous apprenons d’une source locale qu’au niveau de la subdivision agricole de M’Chedallah, une dizaine de bêtes (des vaches) ont été conduites hier matin à l’abattoir. A l’heure actuelle, et en l’absence d’informations suffisantes émanant des voix autorisées, il est impossible de se prononcer sur le nombre exact de foyers avérés de la maladie détectés dans la wilaya. D’ailleurs, lors de notre déplacement au niveau de la direction des services agricoles (DSA) de Bouira, le DSA et l’inspectrice des services vétérinaires, les deux voix autorisées à communiquer, étaient en mission sur le terrain. En tout cas, les équipes vétérinaires à travers les différentes circonscriptions agricoles de la wilaya sont sur le qui-vive et tentent tant bien que mal de remédier à la situation. Ceci dit, dans certains cas, la tâche des services vétérinaires est loin d’être facile car elle bute souvent sur l’opposition des éleveurs, qui, selon nos sources, ne se montrent pas très coopératifs. Réticents à l’idée de l’abattage des bêtes atteintes par la maladie, beaucoup d’éleveurs cherchent à être rassurés quant à l’indemnisation de leurs cheptels, car redoutant pour la plupart des pertes colossales. De leur côté les services agricoles travaillent plus l’aspect sensibilisation en appelant à plus de coopération, et ce, afin d’endiguer la maladie et de stopper sa propagation.

D.M

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