Un plan de circulation s’impose à Souk El Had

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Assurément la ville de Souk El Had, chef-lieu de la commune de Timizart, dans la daïra de Ouaguenoun, a grandi pour le plus grand bien de ses résistants. En effet, de la petite bourgade qu’elle était dans les années 90, la cité n’a pas cessé d’étaler ses tentacules tant à l’est qu’a l’ouest. Dans la ville, on a presque toute les commodités dont peut avoir besoin le citoyen pour subvenir à ses besoins. Elle est dotée d’un CEM,  de quatre pharmacies, d’un centre hospitalier, d’une poste, de plusieurs supérettes, de  cinq cybercafés, de photographes, de restaurants, d’une maison de jeunes, de trois ateliers de couture, d’une fabrique de fromage, de revendeurs  de matériaux de constructions, d’un centre de formation professionnel et à la sortie de la ville de deux pompes à essence. Tout cela pour dire combien les choses ont évolué au niveau de Souk El Had, par rapport à un passé récent où, pour le simple besoin de lire un journal, il fallait aller à la ville de Fréha. Mais, à chaque fois, tout développement s’accompagne de moult contraintes. Et Souk El Had n’en est pas exempt. Depuis le dernier aménagement de la ville, accompli durant l’été de l’an dernier, par les responsables locaux, après le passage du réseau du gaz de ville, dont a bénéficié la commune de Timizart, l’année précédente, qui a vu de grands travaux d’embellissements entamés comme le bitumage des artères de la cité ainsi que la réfection des trottoirs, un nouveau phénomène gênant est survenu. Il s’agit des multiples embouteillages qui se forment au niveau de l’artère principale de la ville. Ce phénomène qui va en grandissant est source de beaucoup de soucis aux conducteurs. Il suffit que deux voitures se croisent et c’est déjà l’impasse qui met les nerfs des automobilistes en boule, surtout si l’on ajoute à cela les nombreux camions et autre tracteurs qui, faute de déviation, sont obligés à emprunter l’artère principale de la ville. Le calvaire est davantage ressenti à certaines heures de pointe, mais aussi et surtout le dimanche, jour du traditionnel marché hebdomadaire qu’ont gagnerait mieux à transférer ailleurs. Pourtant, cette situation désagréable peut facilement être résolue comme nous le dira un riverain par l’établissement d’un plan de circulation. Selon notre interlocuteur, il serait judicieux de rendre l’artère principale de la ville, à sens unique, soit entrante vers la ville, soit sortante et profiter de la voie quasi libre qui mène vers le CEM, ce qui réduirait, à coup sûr, l’intensité du trafic au niveau du centre-ville. Beaucoup de résidants souhaitent voir le stationnement de voitures, souvent anarchique, qui est source de tous les désagréments cités plus haut, réglementé selon le code de conduite en vigueur, et ce, par une signalisation appropriée. Il serait aussi raisonnable de tracer une voie, qui contournera la ville et qui permettra ainsi aux nombreux voyageurs venant ou allant vers  les villes de Tizi-Ouzou, Fréha ou Azazga de rejoindre leurs destinations sans être obligés de passer par Souk El Had, ce qui soulagerait le chef-lieu communal de ces nombreux bouchons qui l’empoisonnent comme nous le dira un citoyen de la région : « seule l’anticipation et les mesures prises à temps sont à même de résoudre les problèmes présents et à venir »

A.S. Amazigh

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