Nos cités souffrent de la dégradation tous azimuts, et ce, au su et au vu de tout le monde. Tous les quartiers résidentiels de la ville de M’Chedallah sont concernés pas ce problème qui ne cesse de s’amplifier. Les exemples de cet état de fait dans ce chef-lieu de la daïra sont légions. La cité Lamari Saïd, sise en plein centre de cette agglomération, exposée au vandalisme et autres actes d’incivisme, en est un exemple. Notre virée sur les lieux nous a renseignés sur le peu de respect qu’accordent les habitants à leur quartier. À commencer par l’état de l’éclairage public. Les lampadaires sont tous étêtés et les lampes détruites. Les candélabres ne servent plus à rien, si ce n’est « témoigner » de la sauvagerie des auteurs de ces actes destructeurs. Pendant la nuit, les habitants de la cité cherchent dans l’obscurité ambiante où mettre leurs pieds, de peur de tomber surtout du haut de l’escalier qui y mène. Ainsi, par la bêtise de quelques énergumènes, la cité Lamari plonge dans le noir. La sécurité des biens et des hommes est en danger. A cela s’ajoute les ordures ménagères jetées un peu partout et même dans les espaces verts. Des emballages en tout genre et autres détritus jonchent les allées de cette cité donnant, de ce fait, une vue désolante et hideuse. Les escaliers n’ont pas échappé non plus, à la dégradation. Les paliers sont soit arrachés ou abîmés. « La cité Lamari est dans un mauvais état. Des habitants, pour qui le mot civisme ne signifie pas beaucoup de chose, en met à mal le milieu où ils vivent», dira un habitant de la ville.
Y. Samir
