La Dépêche de Kabylie

Les retraités exclus des avantages des œuvres sociales

Les enseignants en retraite ne finissent pas de se demander sur quelle logique se sont basés les membres de la CNOS (Commission nationale des œuvres sociales), institution placée sous l’égide de la FNTE et de l’UGTA pour exclure des œuvres sociales et notamment du fameux prêt pour l’achat de véhicule, des enseignants en retraite, qui ont pourtant pour leur grande majorité, sacrifié les plus belles années de leur vie au service de l’éducation nationale. Visiblement, la discipline des enseignants en retraite est d’autant plus grande qu’à leur époque, c’est-à-dire au moment où ils étaient en activité, des œuvres sociales de l’éducation, il n’y avait que le nom. Dans le meilleur des cas, c’était tout juste s’il existait de simples coopératives, de consommation au niveau des chefs-lieux de wilaya. Et le comble dans ce déshéritage, s’indignent les retraités, c’est que le principal, mis en avant par les membres de la CNOS pour priver les retraités des prêts pour l’acquisition de véhicule, relève d’une simple question technique, c’est-à-dire de la procédure de remboursement du prêt, en ce sens que la CNR (caisse nationale des retraites) échappe à l’autorité des responsables des œuvres sociales pour lui ordonner d’opérer des retenues sur les pensions. Mais ce que semblent perdre de vue les membres de la CNOS, soulignent les retraités, est qu’indépendamment de la conscience et de la solvabilité des individus, n’importe quel fonctionnaire de l’éducation en activité le jour du prêt, peut, le lendemain, quitter le secteur ou faire valoir ses droits à la retraite s’il réunit les conditions. En matière d’assurance dans le remboursement des prêts, soulignent avec force les anciens enseignants qui rappellent à leur jeunes collègues que eux aussi, un jour, ils partiront en retraite, il y a lieu de voir ailleurs que dans la privation des droits de leurs aînés. Ils ajoutent que la législation relative aux crédits a mis au point des dizaines de procédures qui permettent aux créanciers en tous genres de rentrer en toute sécurité dans leurs fonds.

B. Mouhoub

Quitter la version mobile