Marché hebdomadaie ou champ de labours ?

l Le port de « bottes » est quasiment recommandé à toute personne voulant s’approvisionner au marché hebdomadaire de Souk El Tenine, devenu un véritable champ de labours pendant cette période hivernale. Ne trouvant aucun handicap, les commerçants étalent leurs marchandises en pleine boue, chaque lundi, avec un seul souci : ramasser de l’argent !Des citoyens, qui y déferlent de différentes régions avoisinantes, à l’instar de celles de Tamaridjet, Melbou, Lota, Aokas, Darguinah et autres, rien que pour avoir droit à une marchandise « fraîche » et de là même économiser un ou deux dinars, se retrouvent face à une situation des plus déplorables, notamment après chaque petite averse transformant les lieux en un véritable bourbier, au point où tout le monde s’accorde à dire que c’est un marché type semblable à un véritable champ de labours. En fait, pourquoi payer les droits d’étalage des marchandises ? A-t-on pensé. Un jour que ce marché hebdomadaire pourra être fréquenté par des êtres humains ? En attendant une véritable prise en charge de l’état des lieux, les autorités locales ne doivent-ils pas prévoir des mesures adéquates pour atténuer un tant soit peu les préoccupations des riverains et pourquoi pas exiger sur les cahiers de charges (soumissions), des opérations de « bétonnage ou de goudronnage » partielles, en contrepartie. A bon entendeur !

Rabah Zerrouk

Hausse inexpliquée du prix de l’oignonl Ironie du sort où une simple sonnette d’alarme pour le secteur de l’agriculture dans notre pays. Le prix de l’oignon a atteint, ces derniers mois, le seuil inimaginable de 60 dinars le kilogramme, au grand dam des petites bourses. Cette brusque et inattendue flambée, inexpliquée, de la tarification affichée dans tous les coins et dans tous les villages de la capitale des hammadites par les marchands de fruits et légumes, est due, selon les consommateurs et même les commerçants, en grande partie à la rareté de ce légume à cause, vraisemblablement, de la faible production locale enregistrée, ce qui a poussé, à priori, les autorités à l’importation, notamment de l’Espagne. Pour rappel la wilaya est approvisionnée par des collecteurs-livreurs à partir des marchés de Chelghoum El Aïd, de ceux de Milia, dans la wilaya de Jijel, de Mila, à l’extrême ouest de Constantine ainsi que par de petits agriculteurs de la vallée de la Soummam. Devant cette situation qui présage des indices de mauvais augure pour le secteur, il est grand temps de dire que si auparavant (humoristiquement en argot de rue) les gens se disaient pour s’entre-blâmer : « tu ne vaux même pas un oignon !  » Ceci vu la disponibilité de ce dernier à de bas prix, il est grand temps de changer de citation compte tenu des prix trop élevé de ce produit et de sa présence indispensable dans la marmite algérienne et dire tout court : « Si Lebsel ! » (Monsieur oignon).

Rabah Zerrouk