L'habitat précaire en expansion à Ighram

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Les villages relevant de la commune d’Ahnif sont assujettis à un sous-développement qui ne dit pas son nom.

Parmi les localités déshéritées, il y a le village Ighrem, à 10 kms à l’ouest du chef-lieu communal. Peuplé par plus de 5000 habitants, il patauge dans beaucoup de difficultés et autres insuffisances, lesquelles rendent le quotidien des habitants difficile. Nonobstant le fait qu’Ighrem est traversé par la RN5, qui devrait être une aubaine notamment pour les commerçant, cet atout n’a pas, pour autant, pu améliorer les choses. Néanmoins, si vous faites escale dans ce village, vous êtes happés, de prime abord, par le manque de l’aménagement urbain. Les trottoirs sont défoncés et l’éclairage public fait défaut dans plusieurs endroits. Toutefois, ce qui irrite les citoyens est l’habitat précaire qui est en pleine expansion. Les bidonvilles et les baraques sont érigés dans tous les coins de ce village, ce qui donne une vue hideuse et n’enchante guère le visiteur. Selon des habitants, « aucun programme de résorption de l’habitat précaire n’a été accordé au village ». Dans ce patelin, « il y a des habitations qui datent de l’époque coloniale et qui sont encore habitées, malgré leur vétusté apparente », ajoutent nos sources. Par ailleurs, le taux de chômage dans ce village est en nette progression. Beaucoup de jeunes diplômés sans emplois exercent les petits métiers pour aider leurs familles en attendant mieux !

Y. Samir

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