Le mouvement de contestation, enclenché depuis dimanche dernier par les habitants du village Aftis (4kms de Boudjellil), ne s’est pas estompé et la grogne semble s’inscrire dans la durée.
En effet, après avoir fermé le siège de l’APC, au début de la semaine passée, les protestataires ont procédé également, au blocage de la voie ferrée, par le moyen de blocs de pierres et de la ferraille, au niveau de l’arrêt ferroviaire d’Allaghane, sur la ligne Béjaïa – Béni Mansour, a-t-on constaté sur place. «Village oublié nous réclamons nos droits ! », pouvait-on lire sur une banderole déroulée au niveau de cet arrêt. Les protestataires ne décolèrent donc pas, arguant que leurs doléances « sont restées sans réponses ». Une délégation du village a été reçue, au courant de la semaine dernière, par les autorités communales. Selon des sources, les choses n’ont pas encore évoluées. Autrement dit, la situation demeure toujours bloquée. A l’heure où nous mettons sous presse, la mairie et la voie ferrée sont toujours fermées. Les frondeurs exigent la satisfaction de leurs revendications, qui comportent « la réhabilitation des chemins qui mènent vers le village, la distribution rationnelle de l’eau potable, l’extension du réseau d’assainissement, le raccordement au réseau du gaz de ville et la prise en charge de la frange juvénile à travers la réalisation d’infrastructures sportives et culturelles », entre autres revendications.
Syphax Y.
