Les trottoirs squattés

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S’il y a un phénomène qui s’est ancré dans l’esprit de certains commerçants, c’est bel et bien l’étalage des marchandises dans les trottoirs, sans se préoccuper des piétons qui se trouvent contraints de se rabattre sur la chaussée. Ce passage réservé de facto pour les passants tend à être l’apanage de certains marchands. Leurs éventaires congestionnent la circulation des piétons. Étaliers, poissonniers, épiciers, propriétaires de magasins d’habillements, d’électroménagers… font étalage de leurs marchandises à l’extérieur des boutiques, et ce, au vu et su des autorités locales. Cette situation est des plus pénalisantes, car elle engendre beaucoup de désagréments aux piétons. Les autorités locales ferment les yeux sur cette activité des « squatteurs de trottoirs ». De même, des vendeurs à la sauvette ont pris l’habitude d’étaler leurs marchandises à même le sol. Les exemples illustrant cette situation sont multiples. Nous citerons, entre autres cas, celui du pont menant vers le centre-ville de Sidi Aïch qui est pris d’assaut par ces vendeurs. Cette escouade de commerçants, qui s’adonne au trabendo, voit, chaque jour, de nouveaux arrivants qui, de surcroît, pullulent dans tous les coins et recoins de la ville. Au rythme où vont les choses, ce commerce illicite tend à se généraliser. Les autorités compétentes doivent intervenir pour mettre un terme à cette anarchie qui a trop duré. « On se fourre dans un imbroglio total. On est obligé de slalomer entre les cageots posés anarchiquement  par des commerçants », nous dira un habitant de cette ville. Comme il y a lieu de signaler les nombreux marchands ayant installé leurs échoppes dans différentes placettes de la ville. Des appentis ont été aménagés par lesdits marchands qui font office de boutiques où se vendent toutes sortes de marchandises. « La DCP semble être aux côtés des abonnés absents, sinon comment expliquer le pullulement de ces boutiques improvisées ? », s’interroge un jeune universitaire rencontré.

Bachir Djaider

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