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Chère sera la rentrée scolaire !

Les vacances d’été tirent à leur fin pour les millions d’élèves, au moment où les parents se grattent la tête pour faire face aux dépenses des besoins spécifiques inhérents aux fournitures scolaires. Et comme il faut faire le plein de cartables, stylos, cahiers, gommes et autres compas, ce sera assurément la saignée. Et encore ce n’est pas fini, puisque l’Aïd pointe le bout de son nez charriant ses contraintes drastiques. N’ayant pas le choix de faire face chaque année aux dépenses relatives aux fournitures scolaires pour leurs enfants qui, dans la plupart des ménages, ne sont pas uniques, les parents cherchent, à juste titre, à faire des achats groupés, histoire d’économiser quelques sous et permettre à chacun des chérubins d’être prêt le 07 septembre prochain. Depuis quelques jours, les magasins de fournitures scolaires à Alger ont été réinvestis et les prix affichés donnent du tournis et poussent à chercher ailleurs ou carrément attendre le grand rush pour pouvoir bénéficier des ristournes même si la qualité laisse souvent à désirer. Qu’importe, l’essentiel est que le bambin ait son sac à dos plein. Il est, donc, difficile d’avoir des fournitures de bonne qualité avec des prix acceptables. Souvent, les parents sont dans l’obligation de faire la part des choses et de faire fi des exigences de leurs enfants. Pour la qualité bon marché les prix sont, certes, abordables, mais il faudra songer à renouveler le stock périodiquement. Une virée dans les rues d’Alger centre, à deux semaines de la rentrée scolaire, montre à quel point il est inutile d’anticiper tant les tarifs affichés sont hors de prix. Jugez-en ! Pour un cartable qui ne paie pas de mine, il faudra compter 1 800 DA et si votre enfant voudrait un modèle avec roulettes et l’effigie de son héros préféré il est impossible de satisfaire sa demande pour moins de 3 500 DA. Le cahier de 32 pages est affiché à 60 DA et celui de 90 pages à 95 DA. C’est clair :pour un seul enfant, il faut prévoir pas moins d’un million de centimes pour le vêtir, lui assurer un cartable décent, avec des fournitures bas de gamme et des habits « normal », comme on dit. C’est désormais un constat bien établi. Les parents à revenu modeste souffrent à l’approche de tels événements, mais ils ne peuvent en faire l’impasse. Le regard de l’autre, l’orgueil titillé et le sentiment de responsabilité savamment entretenu, font que les parents sont prêts à tout pour voir cet événement passer à l’ordinaire. Et ce n’est pas fini, car l’Aïd avec l’achat du mouton et les visites aux parents constituent un autre défi pour les parents et le cas est encore plus frappant chez ceux dont la bourse permet à peine de nourrir les nombreuses bouches. Mais chaque année, le même scénario se répète. La demande est sans cesse croissante mais les parents arrivent toujours à trouver le bon filon pour dépasser cette épreuve avec le moins de dégâts possible.

Ferhat Zafane

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