Pas moins de deux cents rappelés du service national de 1995 à 1999 ont organisé, dans la matinée d’hier, un rassemblement au niveau de l’esplanade de la maison de la culture Ali Zaamoum, suivi d’une marche vers le siège de la wilaya de Bouira.
Ils protestaient contre « l’injustice et la marginalisation dont ils sont victimes de la part des députés de l’APN qui ont refusé d’élargir, à leur corps d’anciens mobilisés, les dispositions de l’article 75 de la loi de finances 2014 ». Les protestataires ont soulevé également plusieurs revendications, à commencer par, la reconnaissance d’un statut et l’octroi d’une indemnité au titre de leur mobilisation pour la deuxième fois sous les drapeaux, ainsi que l’indemnisation des victimes blessées ou décédées et de leurs familles. Les contestataires se sont donc d’abord rassemblés au niveau de l’esplanade de la maison de la culture, pour se rendre ensuite au siège de la wilaya où ils ont tenu un rassemblement de quelques minutes, ponctué par des prises de parole. L’un des intervenants insistera sur le caractère purement social des revendications de leur mouvement : « Tout le monde ici est très mécontent de la décision des élus de l’APN qui ont rejeté la proposition d’élargir les mesures de l’article 75 de la loi de finances 2014 aux rappelés du service national de 1995 à 1999 ». Il ajoutera : « Cette disposition de loi qui répond à certaines de nos revendications et notamment au droit à la retraite proportionnelle, nous a été malheureusement refusée par un vote négatif de la part des élus à l’APN ». Et d’expliquer que l’article en question, qui concernait également certaines catégories de militaires et d’autres corps annexes, à l’instar des patriotes, du corps de l’autodéfense… etc, a été adopté pour toutes ces catégories à l’exclusion de celle des « rappelés du service national». Les protestataires ont rappelé l’urgence de la prise en charge leurs revendications, notamment celle liée à un statut particulier des anciens rappelés du service national, qui permettra, selon-eux, de prendre en charge les blessés, les familles des morts, les traumatisés, mais aussi les chômeurs. « L’Etat algérien doit répondre à nos revendications légitimes ne serait-ce qu’à titre de reconnaissance pour le devoir accompli, car quand l’Algérie était à genou, nous avons répondu à l’appel de la patrie et certains d’entre nous ont été blessés, ont subi des traumatismes et même perdu leur emploi», relève un autre ancien militaire mobilisé en 1996 dans la wilaya de Chlef. Une délégation représentant les ex-rappelés du service national a été reçue par le chef de cabinet du wali, auquel une lettre portant leurs revendications a été remise. Au nombre de 374 pour la seule wilaya de Bouira, ces anciens militaires ont été mobilisés une seconde fois, durant la période entre 1995-1999, après avoir terminé leur service national, pour les besoins de la lutte antiterroriste.
O.K

