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Sans médecin depuis 6 mois !

Le village Aftis, distant de 4kms du chef-lieu communal de Boudjellil, a été le théâtre, durant la première quinzaine du mois d’août, d’un mouvement de contestation sans précédent, ponctué par plusieurs actions de rue, notamment la fermeture du siège de l’APC et le blocage de la RN26 et de la voie ferrée. Les habitants en furie avaient mis en avant une plate-forme de revendications sociales comportant 19 points. Ainsi, après une quinzaine de jours de protesta, les villageois ont trouvé un terrain d’entente avec les autorités communales, lesquelles ont assuré les citoyens de prendre en charge la totalité de leurs revendications somme toute légitimes. Des revendications ayant trait, surtout, à l’aménagement urbain, l’assainissement, l’eau potable, l’éclairage public, le gaz de ville, le bitumage des routes, autant de problèmes qui se sont accumulés au fil des ans. Néanmoins, un autre problème est aussi soulevé il s’agit de la salle de soins du village qui se trouve sans médecin depuis 6 mois ! Notre virée dans cette structure, délabrée au demeurant, nous a renseignés sur l’état peu reluisant du secteur de la santé dans cette contrée. Seule une infirmière officiait dans cet établissement sanitaire qui reçoit, chaque jour, la visite de dizaines de patients pour différents soins. «Il m’arrive de prodiguer les soins à une quarantaine de patients par jour. Ce n’est pas évident, car je suis seule. Le médecin généraliste qui y officiait a été affecté ailleurs, à sa demande. Cela fait 6 mois que cette salle de soins est sans médecin ! », s’exclame-t-elle. En conséquence, les habitants du village Aftis sont contraints de se déplacer ailleurs, à l’EPSP de Tazmalt ou à la polyclinique d’Aït R’Zine, pour se soigner.

                             

   Syphax Y. 

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