Les différents services d’état civil, à travers la wilaya de Tizi-Ouzou, sont saturés depuis déjà quelques jours, constitution des dossiers d’inscriptions, pour la rentrée sociale et scolaire de 2014-2015, oblige. C’est ce que nous avons constaté hier matin, dans différentes communes. « Certes, il y a vraiment une organisation, mais l’affluence est importante et les citoyens doivent s’armer de patience », nous dira M. Djadel, chef de service d’état civil de la commune des Ouadhias, à 35 kilomètres au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou. Ce responsable nous précisera que son service est submergé depuis jeudi dernier : « Même avec tous les moyens mis par l’Etat en vue d’améliorer les prestations, le service fait face actuellement à une saturation due notamment au fait que les élèves attendent la veille de la rentrée pour préparer leurs dossiers d’inscription ». Le maire par intérim, M Doufene, nous affirmera quant à lui que le personnel nécessaire a été mobilisé pour accueillir les citoyens dans les meilleures conditions possibles. « Pas moins de 9 guichets sont ouverts de 8h jusqu’à 16h30. Et quatre autres sont réservés pour les légalisations », nous dira-t-il. A Boghni, c’est le même constat que nous avons pu faire, le service d’état civil est submergé de monde. « Voilà le pic est atteint. Les élèves attendent tous, comme à l’accoutumée, la veille de la rentrée, pour venir se bousculer ici », nous dira un des fonctionnaires. Le P/APC, M. Belhadj, que nous avons abordé soulignera qu’une forte demande a été enregistrée ces dernières 48 heures : « Pas moins de 3 000 pièces d’état civil ont été délivrées les deux derniers jours ». A Draâ Ben Khedda, les inscriptions scolaires ont commencé dès hier. Nous nous sommes rendus à la mairie, plus précisément au service de l’état, où nous avons, à l’instar des autres communes, un véritable rush des demandeurs de différents documents et autres légalisations. Un employé nous dira : « les élèves des CEM et des lycées, notamment, ont pris d’assaut les guichets de l’état civil depuis Jeudi dernier. Nous sommes dépassés et les lieux s’avèrent, comme à chaque fois en cette période, trop exigus ». Il ajoutera : « les élèves se bousculent dans un désordre indescriptible ». En effet, le personnel a beau appeler à faire correctement la chaîne, l’anarchie règne et les bousculades se prolongent. « Les employés font de leur mieux pour accélérer le travail, mais il fait également qu’ils fassent très attention à ne pas commettre d’erreurs dont les conséquences sont pénibles et contraignantes », témoignera un citoyen. « Nous sommes dépassés et chaque jour, c’est la même chose », nous confiera le chef de service. Un autre membre du personnel ajoutera : « Nos jeunes employés, même s’ils sont du pré-emploi, font de leur mieux ». Au chef-lieu de la wilaya, plus précisément à l’annexe de mairie de la nouvelle ville, c’est le même topo ! Le service est tout simplement submergé. Les employés ne savent plus où donner de la tête. « Comme partout ailleurs, les services d’état civil sont très sollicités en cette période de rentrée scolaire et sociale », nous avance un employé. C’est pratiquement le même scénario qui est enregistré dans toutes les localités de la wilaya de Tizi-Ouzou…
A. G
