Les habitants d’Ath Kaci Ouamar ferment la mairie

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Fermer l’APC est devenu une forme de pression pour exiger telle ou telle commodité et les habitants des villages recourent souvent à cette forme d’action. Hier, ce sont les habitants du village Ath Kaci Ouamar, dans le versant d’Iâllalen, qui, avant même l’ouverture des bureaux, sont venus fermer le nouveau siège de l’APC, alors que le service de l’Etat civil, toujours abrité par l’ancienne mairie, a, lui, échappé à cette fermeture. Les contestataires sont venus réclamer le bitumage du chemin qui mène vers leur village, sur une distance d’environ 3km, le bétonnage d’un chemin de 150 mètres et la confection d’un réseau d’assainissement.

« C’est un chemin qui n’a pas été refait depuis des années. Il est impraticable, depuis la pose du gravier de dimension zéro 40. Il a été inscrit après plusieurs démarches et nous attendons son bitumage. Pour l’assainissement, notre village est dépourvu de tout réseau. On ne peut attendre plus longtemps », nous répondra l’un des protestataires. Une source proche de l’APC dira que « ces revendications sont légitimes », mais qu’il fallait que les citoyens comprennent que si les opérations demandées sont engagées, elles seront détériorées avec le passage des réseaux de gaz naturel et d’AEP. Pour en savoir plus sur le sujet, nous avons contacté le maire. « Depuis que les entreprises ont été désignées pour réaliser les projets de gaz naturel, notre village est devenu un chantier à ciel ouvert. Alors, l’assemblée a décidé d’arrêter le lancement des autres opérations inscrites dans les cadres PCD et PSD concernant les revêtements divers et les dallages. Sinon, des désagréments seront causés aux opérations réceptionnées et clôturées et nous recommencerons encore de zéro », nous apprendra le P/APC, qui proposera aux villageois de signer l’engagement d’accepter l’éventualité de subir les conséquences. « S’ils signent l’engagement de ne pas demander les réfections quand les réseaux passeront, nous sommes prêts à engager les procédures pour lancer ces opérations demandées. Car, il ne faudrait pas gaspiller des millions de centimes pour ensuite revenir à la case départ », conclura-t-il.                        

Amar Ouramdane  

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