"Pas de marche sans une décision expresse du coordinateur Chaïeb"

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Les deux marches prévues hier à Bouira et à El Bayedh, et auxquelles appellent les responsables de l’aile dissidente du mouvement revendicatif de la garde communale ne devaient pas avoir lieu, sans l’aval du coordinateur du mouvement, Hakim Chaïeb. C’est ce que nous apprenions, il y a quelques jours de la bouche même de son secrétaire, au siège de la wilaya. Ce dernier mettait en garde contre toute tentative de dissidence en considérant que la seule personne habilitée à s’exprimer au nom de ce mouvement, qui regroupe quelques 90 000 à l’échelle nationale et plus de 5 000 au niveau local, est son coordinateur. Ce dernier, installé à la tête de ce mouvement en 2009, selon notre interlocuteur, est engagé avec le ministère de l’Intérieur dans un dialogue fructueux qui a déjà permis de concrétiser certaines revendications, notamment financières. Le reste, comme la carte Chiffa, le logement ou le statut, suivra tout naturellement, étant donné la façon dont se déroule le processus de leur concrétisation. « Pourquoi changer de stratégie quand celle-ci porte déjà ses fruits? », s’interroge l’homme de confiance du coordinateur. « On cherche tout simplement à salir les vrais représentants de ce corps qui a consenti les plus lourds sacrifices dans son combat contre le terrorisme. On veut nous affaiblir en jouant la carte de la division. Eh, bien, je réponds à ces comploteurs, à ces aventuriers, que le mouvement restera uni et ne reconnaitra pas d’autres chefs que celui qu’il a investi de sa confiance et qui se bat en ce moment pour la satisfaction de la plateforme de revendications qu’il a porté devant le ministre de l’Intérieur. Aussi, je déclare qu’il n’y aura pas de marche sans une décision expresse du coordinateur Chaïeb », martela encore notre interlocuteur.

Aziz B.

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