Comme dit l’adage : «Il n’y a point d’aveugle que celui qui ne veut pas voir ». Il est établit qu’Ath Mansour, dont le chef-lieu est situé à 46 kms à l’Est de Bouira, est l’une des communes les plus déshéritée à l’échelle nationale. Pour le visiteur, cette municipalité offre, plutôt, la vue d’une localité rustique et surtout sous-développée, nonobstant les potentialités qu’elles recèlent et qu’elle «refusent» obstinément d’exploiter. Les terres agricoles existent à perte de vue, ce qui constitue un atout non négligeable pour cette commune qui refuse de regarder en face ce trésor et se morfond dans les lamentations! En tout cas, à Ath Mansour, si les citoyens mettaient du cœur pour exploiter leurs terres avec le concours de l’Etat, cette commune pourrait exporter ses produits agricoles du terroir. Autrefois, cette localité était très connue par la production de la pêche blanche, un fruit au goût exquis et à la chair charnue! Cette variété de pêche, qui arrive à maturité vers la saison automnale, est unique dans la région, pour ne pas dire dans le pays. «Par le passé Ath Mansour disposait d’un immense verger planté entre autres, de pêchers, qui donnaient les meilleurs fruits, irrigués à l’eau douce des puits qui regorgeaient dans cette contrée. La renommée de ce fruit a dépassé les frontières de la wilaya de Bouira, pour atterrir à l’Est et à l’Ouest du pays. Les marchés de la région étaient pourvus, régulièrement, en ce fruit du terroir qui faisait plaisir au palais des consommateurs », se souvient un septuagénaire de Taourirt. Aujourd’hui, cette culture spécifique à Ath Mansour est tombée en désuétude. Les vergers de pêchers s’amenuisent sous les coups de boutoir de l’urbanisation sauvage et le délaissement, jusqu’à arriver au point où le pêcher est réduit à sa portion incongrue. Actuellement, il ne reste que quelques dizaines de pêchers, que la sécheresse et la négligence menacent de disparition.
Y. Samir
