Azeffoun : Après une saison estivale et son lot de désagréments pour la population locale – La décompression amorcée

Le mois de septembre signifie la fin des vacances pour plusieurs citoyens, mais aussi, celle des longues journées de stress, notamment, pour les habitants des localités de la Kabylie maritime.

Les embouteillages sont si compliqués qu’il faut échafauder pour trouver du pain frais ou, encore, consulter un médecin dans l’une des polycliniques de la localité ou, même, à l’hôpital de la ville d’Azeffoun. Il leur était, pratiquement, impossible de se déplacer dans de bonnes conditions, tout le long des mois de juillet et d’août. D’ailleurs la population a quadruplé sans qu’il y ait de dispositions prises en conséquence. Les infrastructures et les commerces sont restés les mêmes, alors que la demande n’a jamais été aussi grandiose. Les routes sont submergées par un flux d’automobiles qui dure de quatre heures du matin jusqu’à minuit. Les files de voitures restent aussi visibles de jour comme de nuit causant, ainsi, des tapages nocturnes intolérables. «Nous ne pouvons pas se déplacer à l’aise. Nous devons rester, tout le temps, sur nos gardes car on conduit n’importe comment. Le plus grave c’est quand on a un malade à transporter, nous restons, longtemps, coincés dans des encombrements sans fin. Pour venir de la plage «le Petit paradis» et traverser Azeffoun en fin d’après midi, il nous a fallu 4 heures de route pour arriver aux Aghribs. D’autre part, les cafés sont bondés de monde. Pour «réserver» son pain, il faut se lever tôt le matin, sinon il serait difficile, voire même, impossible d’en trouver pendant la journée», raconte un citoyen. Un médecin, rencontré à la polyclinique d’Aghribs, assure qu’ils enregistrent plus de 70 cas urgents dans la nuit et ce, indépendamment des services de consultations, trop chargés pendant la journée. Autant de désagréments qui bousculent les bonnes habitudes des gens de la localité. Depuis ce mois de septembre, notamment après la rentrée scolaire, le tout commence à rentrer dans l’ordre. Le calme est de retour depuis plus d’une semaine. Les embouteillages ne sont, désormais, qu’un mauvais souvenir et les gens reprennent, tranquillement, leur mode de vie. «On commence à mieux respirer maintenant. On décompresse», lancera un citoyen.

D. Ferhat