Même si les élèves du secondaire de cette municipalité ont bénéficié d’une annexe de lycée abritée par l’ex-collège base 5, le problème de la surcharge des classes persiste. Avant-hier, les élèves des classes de terminale ont décidé de boycotter les cours pour dénoncer leurs conditions de travail. Ladite annexe abrite trois classes de terminale de 43 élèves chacune. Les lycéens protestataires ont très vite été rejoints par les élèves des autres niveaux. « Nous ne pouvons pas travailler dans des conditions pareilles. On ne peut même entendre les professeurs. Nous demandons l’allègement des effectifs », nous dira un élève contestataire. En outre, ils ont tenu à dénoncer le climat délétère qui règne aux alentours de leur établissement. « Des jeunes sont toujours là à attendre sur cette route qui mène à l’annexe. A chaque fois, ils embêtent les lycéennes. Il n’y a aucune sécurité. D’ailleurs, depuis l’an dernier, rien n’a changé. Combien de fois sommes-nous intervenus pour venir en aide à nos camarades filles. En outre, il ne se passe pas un jour sans qu’une rixe n’éclate entre différentes bandes. Il faut agir sinon des situations fâcheuses pourraient survenir », nous narrera le même lycéen. Les élèves étaient tous unanimes à relever que ce phénomène prenait de l’ampleur. Du côté de la direction de l’établissement, un débat a été ouvert avec une délégation d’élèves afin de trouver une solution à a surcharge de classes. « Nous allons demander une quatrième division pour atténuer cette surcharge », nous confiera une source proche de cet établissement. Si une telle situation persiste, c’est parce que les travaux de réalisation du lycée n’ont pas vraiment avancé. Depuis près de sept ans, ce projet est à la traîne. En dépit de la revalorisation de son enveloppe financière initiale qui a atteint l’ordre de 50 milliards de centimes, cet établissement n’a toujours pas vu le jour. On croit savoir, néanmoins, que les chantiers ont été renforcés et qu’il serait prêt pour la rentrée scolaire prochaine. Pour l’année qui vient de commencer, ces lycéens devront donc continuer à prendre leur mal en patience. En plus de la surcharge des classes, même le réfectoire se résume à une grande salle qui a été aménagée à cet effet. Soulignons enfin que le retard dans la livraison de nombreux projets dans le secteur de l’éducation est à l’origine des problèmes signalés ici et là.
Amar Ouramdane
