L’idylle entre les élus locaux et la population de la commune d’Azazga semble avoir pris fin.
Les habitants de quatre villages de la commune, à savoir Cheurfa, Ath Bouadha, Iazouguen et Fliki ont décidé d’une action commune pour, aujourd’hui, dimanche, devant le siège de la mairie, demandant le départ des élus locaux auxquels ils reprochent une mauvaise gestion des affaires communales, une incohérence dans la prise de décisions et même un mépris affiché à l’égard des comités et des citoyens de la commune. Autant de griefs consignés dans une déclaration affichée sur les murs de la ville. On y recense 19 points retenus contre l’assemblée dirigée par l’actuel maire, Bouadi, d’obédience FAN, placé à la tête de l’exécutif après moult tractation entre les partis. Pour rappelle, l’exécutif communal d’Azazga est composé de 4 élus du FAN, 3 du RCD et 3 du FLN. Et comme substitut aux carences observées le long de ces deux dernières années de gestion, les rédacteurs apposent le slogan suivant : « Solution est égale à la dissolution ». On ne peut être plus claire quant à leurs revendications et surtout on imagine facilement le degré de marasme atteint par la population qui a décidé de mettre fin au « patchwork politique réussi par une coalition ou plutôt une collusion de quelques partis», dira un citoyen. D’ailleurs, même la coordination locale des commerçants sera de la partie et compte observer 2 heures de grève en guise de solidarité avec les frondeurs. On pouvait lire sur la déclaration, faite d’ailleurs sans concession ni langue de bois, que l’actuelle assemblée peine à gérer le problème des déchets ménagers, notamment dans les villages, ainsi que celui des cantines et des écoles primaires. Les réparations des assainissements observent des retards tels qu’ils deviennent des fosses septiques par endroits. Le foncier largement squatté la non régularisation des lots de terrains sauf à leur profit, des marchés de gré à gré l’état des routes et des caniveaux, la mauvaise distribution de l’AEP, l’insécurité la prolifération des produits prohibés, tout est passé en revue par les signataires de la déclaration et, désormais, rien n’est à leur goût. Plus loin, ils évoquent aussi le refus de l’assemblée de répondre à leurs courriers et surtout il n’y a aucun accusé de réception délivré lors de leurs différentes correspondances. Un citoyen dira : « Il y a une incohérence totale dans cette assemblée sans obédience politique. Les élus ne font que se rejeter les responsabilités quand ils daignent nous recevoir ». En tout cas, la déclaration n’a de poids que par la mobilisation citoyenne rencontrée à partir d’aujourd’hui devant le siège de l’APC.
D. Ferhat

