Lors de la journée médico-chirurgicale, organisée jeudi dernier, par l’hôpital d’Ain El Hammam, le professeur Aboulola a mis le doigt sur un sujet qui a captivé les personnels médical et paramédical présents : l’éthique médicale. L’éthique et la morale ne doivent pas être confondues, comme c’est souvent le cas. leurs sources étymologiques sont différentes puisque l’un vient du grec ethos et l’autre du latin moros. Dans le contenu du premier, nous retrouvons le désir du bien alors que dans le second, il y a la notion du devoir. « L’éthique recherche ce qui est bon pour l’homme et pour la profession, évite tout comportement portant atteinte au respect de la personne humaine et de la déontologie. C’est une réflexion active, collective interactive sur les valeurs humaines à préserver ». Après ces généralités, le professeur Aboulola a eu à répondre aux questions concernant l’éthique médicale. Il a cité « La règle d’or » comme il l’appelle, « chaque malade est singulier mais le droit aux soins est pour quiconque ». Faisant l’historique du sujet de sa conférence, l’orateur a cité « le code de Nuremberg », rédigé en 1947, lequel fut suivi des déclarations d’Helsinki en 1964 et celles toutes récentes de Tokyo en 1975 et Manille en 1980. Toutes ces déclarations reprennent le même principe à savoir « l’être humain ne peut être un simple objet pour la science ». Le professeur a, par la suite, rappelé les étapes importantes franchies par la science, depuis les années 70, citant la médecine de substitution (greffes et prothèses) ou encore la manipulation génétique qui suscite tant d’inquiétudes. Les « avortements de convenances » ou « le certificat de virginité », exigé par les APC dans le bilan prénuptial ont été au centre des débats ayant suivi la conférence. Cette disposition du dernier code de la famille est considérée par les intervenants comme « une ingérence dans la vie d’un couple ». La discussion a ensuite porté sur la virginité qui est un gage « de bonne conduite », dans notre société. Un des conférenciers a précisé qu’il est difficile de refuser un certificat de virginité, expliquant que « la perte de l’hymen » ne signifie pas automatiquement relations sexuelles. Nous terminons par la réflexion d’un médecin, visiblement très intéressé par l’éthique médicale disant : « Il est dommage que le sujet ne prenne pas beaucoup d’importance dans le cursus de formation d’un médecin ».
N. B.
