Les membres du collectif des acquéreurs des 293 logements LSP Hamoutène, ont dans une déclaration rendue public, dénoncé le retard qu’accuse la réception définitive de leurs logements, une situation qu’ils qualifient de « scandaleuse » dans le dit document. En effet, ce projet immobilier dont les travaux ont débuté en 2004, ne cesse d’accuser des retards dans la réception définitive et officielle, à cause des contraintes, « parfois réelles mais souvent subjectives qui n’en finissent pas et qui ont fini par avoir raison de la patience des acquéreurs » rapporte le document. A travers cette déclaration les acquéreurs disent vouloir interpeller les pouvoirs public les exhortant « à user de leur autorité et à prendre des mesures fermes », à savoir, « la construction, en urgence, de glissières métalliques ou en béton armé aux endroits dangereux, l’alimentation en eau potable et en gaz naturel, la pose des avaloires et des bordures, la mise en place de l’éclairage public et l’aménagement des espaces verts ». Selon les rédacteurs du document, ce sont là des mesures légitimes à même de permettre aux 293 familles d’occuper leurs logements dans des conditions décentes, après dix longues années d’attente. Selon les rédacteurs de la missive, les contrats notariés établis en 2008 font mention de la réception des logements pour le 31/12/2010. « Quatre ans après, nous nous retrouvons dans le flou total » déplorent les signataires du doucement. Les acquéreurs, des pères de familles aux revenus modestes pour la plupart d’entre eux, « ont vu en la formule LSP une aubaine pour, enfin réaliser leur rêve d’acquérir un logement décent. Rêve qui s’est transformé en cauchemar, au fil des années, tant le projet est passé par des péripéties sans fin ! », rapporte le document. Une réunion a toute fois été organisée par les services de la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC), regroupant les services de la direction du logement et de l’équipement public (DLEP), l’hydraulique, les chargés de suivi des travaux de (SDC) ex Sonelgaz, le promoteur immobilier et les représentants des acquéreurs mi-avril, où toujours selon la déclaration, tous les problèmes en suspens ont été abordés. Un PV a même été établi et signé à cette effet, « Malheureusement, écrivent les rédacteurs de la déclaration, les travaux piétinent et la réception définitive et officielle de la cité est compromise ». Quant aux aménagements (bordures, trottoirs, éclairage public, espaces verts, aires de jeux pour les enfants etc…) « rien n’a été réalisé malgré les assurances faites par la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) qui est revenue sur ses engagements… », déplore le collectif des acquéreurs des logements Hamoutène. Selon les protestataires, le promoteur, sous la pression exercée par les acquéreurs a procédé à « la livraison des logements, officiellement, sans conformité sans commodités et d’une manière anarchique » fustigent-ils. Par ailleurs, une trentaine de familles a déjà emménagé et quelques dizaines d’autres sont sur le pont de le faire dans des conditions « des plus difficiles » disent-ils, en l’absence des aménagements cités. D’autre part, le collectif des acquéreurs, dit avoir mis en demeure l’entreprise en charge de la réalisation de ces logements à maintes reprises « A chaque fois que nous le mettons en demeure, pour honorer ses engagements, le promoteur prétend avoir achevé les travaux et se désengage complètement du projet, laissant derrière lui une cité livrée à elle-même, alors que sa responsabilité reste entièrement engagée conformément aux textes. », déplorent les signataires du document.
Karima Talis
