Des centaines de foyers, situés à travers de nombreux villages et localités de la commune de Béni Maouche, attendent depuis des lustres un hypothétique raccordement à l’énergie électrique. Des quartiers entiers, des pâtées de maisons, mais aussi des habitations isolées, n’ont pas accès à cette commodité apprend-on de sources concordantes. «Nous avons des cas un peu partout à travers la commune. Les demeures concernées sont, pour la plupart, des constructions réalisées dans le cadre du programme de promotion de l’habitat rural, financé par le FONAL», dira le maire de Béni Maouche, révélant que pas moins de 300 demandes de branchement sont en attente de traitement. L’édile communal nous fait savoir qu’une très faible proportion de ces requêtes pendantes vient d’être prise en charge par une provision budgétaire de l’APW. «Une autorisation de programme de 700 millions de centimes a été octroyée pour la connexion de deux quartiers, à savoir, Tiguert Khenous et un autre quartier du chef-lieu communal, ainsi que la prise en charge de trois dossiers individuels», déclare le maire, précisant que des consultations pour le choix des entreprises sont actuellement en cours. Pour les autres patelins dont l’attente se fait languissante, leurs habitants sont invités à prendre leur mal en patience, en espérant d’improbables crédits sur les prochains exercices. «Trop, c’est trop. Déjà pour construire ma modeste maison, ça été un long parcours d’obstacles, tous aussi insurmontables les uns que les autres, et voilà que je dois encore attendre une éternité pour avoir de l’électricité. C’est franchement, à la limite du supportable», glapit un citoyen du village Ighzer Oubellout, dont la demeure a été construite grâce au concours du FONAL. «Bricoler une ligne de fortune, avec tous les risques encourus ou s’éclairer à la chandelle, comme au bon vieux temps, c’est bonnet blanc ou blanc bonnet», enchaîne-t-il, sur une pointe d’amertume.
N. M.
