Ath-Leqsar : Commerçants informels et APC – Le torchon brûle !

Pour la deuxième journée consécutive, des dizaines de commerçants de l’informel du chef-lieu de la commune d’Ath-Leqsar, au sud-est de la wilaya de Bouira, ont procédé dans la matinée d’hier, à la fermeture du siège de leur mairie. Par leur action, les protestataires, des jeunes pour leur majorité dénoncent une décision de l’APC visant à démolir leurs baraques, construites au long du carrefour principal de la ville (actuellement en cours d’aménagement), pour ensuite délocaliser leurs commerces vers le nouveau marché de proximité sis à la sortie nord du chef-lieu. Tout en affirmant leur rejet catégorique à cette décision, ces derniers, réclament l’attribution des 20 locaux à usage commerciaux, situés au quartier CNEP du chef-lieu municipal, fermés et bondonnés depuis plusieurs année. Le siège de l’APC est resté fermé hier. Cette situation a provoqué la paralysie totale des services de l’APC. «C’est tout simplement de l’arbitraire et de la Hogra. Cette décision a été mal pensée, sinon, comment a-t-on pu installer un bureau d’étude, une cafétéria ou un taxiphone dans un box d’un marché couvert ? Ce marché doit être destiné exclusivement à la vente des fruits et légumes, mais les responsables locaux pensent à le transformer en centre commercial, alors que sa structure ne le permet nullement», S’indigne M. Adjou Toufik, représentant des commerçants. Et d’enchaîner : «Nous leur avons proposé de nous attribuer les locaux commerciaux de la cité de la CNEP, qui sont toujours fermés depuis plusieurs années, mais le maire refuse sous prétexte que la gestion de ces locaux est du ressort de la CNEP et de l’OPGI. Nous lui avons demandé donc, de saisir ces deux institutions, mais en vain ! Nos responsables continuent à nous faire la sourde oreille et cherchent à nous couper notre gagne-pain !». Les contestataires affirment, par ailleurs, qu’ils ne sont pas prêts à lâcher prise, si les autorités locales ne prennent pas en charge leurs revendications. Ces derniers comptent également radicaliser leur mouvement dans le cas où les responsables de l’APC, mettraient en exécution leur décision de raser ces baraques. «Nous ne céderons jamais, nous continuerons notre mouvement jusqu’à l’aboutissement de nos revendications, à savoir l’annulation pure et simple de cette décision», nous dira un autre jeune commerçant. Pour leur part, les responsables de l’APC d’Ath-Leqsar, font savoir que la décision de délocalisation des commerces informels, s’inscrit dans le cadre de l’opération de réaménagement et de réhabilitation de l’ensemble des quartiers du chef-lieu. «Ces commerçants doivent libérer les espaces occupés, compte tenu de l’envergure de l‘opération de réhabilitation actuellement en cours. Nous avons pensé au sein de l’assemblée, à proposer à ces jeunes, des locaux où ils pourront exercer en toute légalité leur commerce, mais voilà qu’ils refusent d’être délogés malgré notre proposition !», Nous dira un élu de l’exécutif. En ce qui concerne, l’attribution des 20 locaux commerciaux de la cité CNEP, le même responsable décline toute responsabilité de l’APC dans la gestion et la distribution de ces locaux : «Ils doivent adresser cette demande aux services de la CNEP et de l’OPGI, c’est à ces derniers d’étudier les offres et les cahiers de charge, par le biais d’un avis d’appel d’offres pour attribuer, en suite, ces locaux. Et ce n’est nullement à l’APC de le faire, car ça ne nous appartient pas, tout simplement !».

O. K