Les élèves exclus du lycée «Mohand Ameziane Beyahia» de Barbacha sont passés à une vitesse supérieure dans leur contestation, en procédant, tôt dans la matinée d’hier, à la fermeture de la RN75 au niveau du chef-lieu de cette municipalité. Après cinq jours de fermetures dudit établissement, les contestataires, dénonçant ce qu’ils qualifient de «nonchalance» de la part des responsables du secteur de l’éducation à l’effet de répondre rapidement à leur doléance, disent ne trouver aucune autre alternative que de recourir à cette action de rue. «Nous avons espéré que nos responsables soient conscients de notre cri de détresse en nous donnant une chance de retourner sur les bancs des classes et préparer notre examen du bac dans de bonnes conditions», dira l’un des élèves exclus, regrettant que cette décision d’exclusion ne fera que grossir les rangs des délinquants. Et la goûte qui a fait déborder le vase, selon les contestataires, est le fait que certains exclus, ayant des liens de parenté avec quelques enseignants, ont été autorisés à refaire l’année. C’est à partir de là que ces exclus sont montés au créneau pour mettre à témoin l’opinion publique contre ce qu’ils qualifient de décision «injuste» de deux poids deux mesures. De notre côté nous avons tenté de nous approcher de la directrice de ce lycée pour plus de détails sur ce problème des 24 exclus, mais en vain. Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons, de la part d’un représentant des exclus, que la RN75 est rouverte à la circulation afin de mettre fin à la galère de ses usagers, alors que les cours sont toujours asséchés au niveau de ce lycée dans l’accès est toujours bloqué. Par ailleurs, notre source annonce que ces exclus mécontents se prépareraient à fermer le siège de la daïra pour aujourd’hui.
N. T.
