Pas moins de trois fêtes sont attendues en cette période ! Les ménages sentent déjà l’odeur d’une “banqueroute” et tout le monde commence à s’adonner à ces calculs d’“épicier” pour pouvoir arriver à joindre tous les bouts.En effet, si les deux réveillons, grégorien et berbère, ne sont pas trop budgétivores, en se limitant, pour la plupart, à un couscous garni et à une bûche pour le régal des chérubins, il n’en demeure pas moins que pour l’Aid El Kebir, un gros pactole devra être épargné pour se permettre ce fameux mouton, les habits et autres jouets pour les enfants. C’est dire que les petites bourses trouvent toutes les peines du monde pour satisfaire toutes ces exigences, pas faciles à “zapper” ! Déjà que l’on patine avec toutes ces autres dépenses domestiques telles que le téléphone, l’électricité, le gaz, les soins, l’alimentation… les pères de familles devront recourir à pas mal de gymnastique financière et quelquefois à des emprunts pour pouvoir s’en sortir. En tout cas, la facture sera, on ne peut plus salée, particulièrement avec cette continuelle érosion du pouvoir d’achat. Par ailleurs, il est attendu comme à l’accoutumée dans ce milieu rural de Maâtkas, des gestes et actions de solidarité envers les familles démunies et nécessiteuses de la part souvent des anonymes qui dans pareil cas, mettent la main à la poche afin que toutes ces fêtes soient plus joviales. Bonne année !
Idir Lounès
