Hier, lors de sa visite à travers les projets du secteur qui l’a conduit dans les communes d’El Hachimia, Haïzer et Bouira, le wali de Bouira, M. Nacer Maaskri, n’a pas caché son mécontentement vis-à-vis de certains projets qui sont en latence. Ainsi, au niveau du projet du dédoublement de la route reliant Bouira à Sour El Ghozlane, sur une distance de 23 kilomètres, le premier responsable de la wilaya a souligné des retards. «Ce chantier connaît un retard considérable. Vous n’avez pas su profiter des conditions climatiques favorables. Comment allez-vous travailler en hiver? C’est inacceptable !» dira-t-il au chef de projet. Il est vrai que ces travaux ont très peu avancé depuis la dernière visite de M. Maaskri, qui remonte au mois de juillet dernier. Et comble de l’absurde, les pelleteuses et autres engins de travaux étaient, il y a quelques jours de cela, carrément à l’arrêt. Mais hier, visite d’inspection oblige, c’était le branle bas de combat. Initialement, ce dédoublement devrait être réceptionné au premier semestre de l’année prochaine. Cependant, le faible taux d’avancement des travaux, qui est de l’ordre de 45%, rend cette échéance quasi-impossible à tenir. «J’ai bien peur que vous ne puissiez tenir vos engagements contractuels (…) ce qui m’importe et je serai inflexible à ce sujet. Je veux au moins dix kilomètres achevés et réceptionnés d’ici la fin de cette année. Vous devez assumer vos responsabilités et tenir vos engagements», lancera le wali aux différentes entreprises engagées sur ce projet d’envergure. À titre indicatif, le dédoublement entre Bouira et Sour El Ghozlane cloîtrera près de 4 milliards de dinars et c’était l’un des engagements «phares» de l’ancien ministre des Travaux publics, M. Amar Ghoul. Ce dernier avait promis de livrer ce projet en 2013. Néanmoins, force est de constater que les retards ne se comptent plus en mois, mais en années! Dans la foulée, la délégation officielle inspectera le projet de la trémie de Bouira, au niveau de l’intersection entre la RN5 et la RN33. Pour un coût estimé à près de 10 milliards de centimes et une échéance de livraison évaluée à 8 mois, cette trémie, une fois à terme, contribuera à fluidifier le trafic routier au niveau de cette importante intersection, considérée comme l’un des points noirs de Bouira. Lors de sa visite d’hier, le wali de Bouira s’est dit «satisfait» de l’avancée des travaux. Pour rappel, au mois de mars dernier et lors d’un conseil de wilaya restreint, dédié aux transports, M. Maaskri avait préconisé une étude de faisabilité d’une trémie. Il faut dire que ces travaux sont une source d’encombrement et d’embouteillage. Les centaines d’automobilistes empruntant quotidiennement cet axe névralgique de la ville de Bouira endurent un réel calvaire. Ensuite, le projet du dédoublement de la RN33 reliant le chef-lieu de la wilaya de Bouira à la commune de Haïzer, sur une distance de 10 kilomètres, rentre dans sa phase finale. «Le projet tire à sa fin et nous comptons entamer la pose du béton bitumineux d’ici un mois», dira M. Ben Amara, chef de service auprès de la DTP. Il faut dire que ce projet a connu, comme il est de coutume à Bouira, et ce, dans d’innombrables secteurs, un retard non négligeable. Lancé en juin 2012 par l’ex-wali de Bouira, M. Ali Bouguerra, ce dédoublement devrait être achevé et livré une année plus tard. À titre indicatif, l’ancien wali de Bouira avait, à l’époque, énormément insisté sur la réalisation de ce dédoublement afin de rapprocher la population de la station climatique de Tikjda et par conséquent, redynamiser le secteur du tourisme à Bouira qui est, il faut bien le souligner, en panne. Cependant, de multiples arrêts et autres atermoiements sont venus se greffer à ce chantier. Hier, M. Maaskri a intimé l’ordre à l’entreprise réalisatrice, à savoir l’ETRHB-Haddad de se «ressaisir» et livrer une partie du chantier d’ici le 10 novembre prochain.
Ramdane B.
