La troisième session de l’APW se tiendra du 27 au 29 octobre. Plusieurs points sont inscrits à l’ordre du jour, liés, comme de juste, à la rentrée scolaire et à la rentrée universitaire, à l’agriculture et à l’hydraulique. C’est ce que nous avons appris le week-end dernier auprès d’un membre de cette Assemblée. Nous savons dans quelles conditions se font, chaque année, ces deux rentrées : quand elles ne se font pas sur fond de grogne et de revendications, elles ont eu lieu dans un climat morose qui renseigne sur la façon dont les choses évoluent dans ces deux secteurs qui, plus que jamais ont besoin de réformes profondes pour un enseignement moderne. Les nombreux et coûteux projets pour réaliser un vrai pôle universitaire, dispensateur de savoir, ceux donnant lieux à de multiples opérations de réhabilitation dans le primaire, notamment, cette année où 506 écoles sont concernées en la matière, sont certes, autant d’efforts louables, et méritent, effectivement, d’être soulignés ici. Mais agissant souvent sous la contrainte (toujours plus d’écoles ou de classes, toujours plus de lits et de places pédagogiques), les initiateurs de ces projets conçus et élaborés dans la précipitation subissent le contrecoup de cette contrainte. Et les réalisateurs de ces projets, agissant à leur tour sous l’aiguillon du même besoin, font dans la précipitation. Il en résulte parfois un travail bâclé. Ainsi, beaucoup d’écoles abritent des chantiers, au risque de voir les cours perturbés par un voisinage aussi bruyant. Pour le futur pôle universitaire, ce fonctionnaire que nous rencontrons dans son bureau, cite à titre d’exemple, la proximité du stade, de l’Université et du CEM. Pour lui, c’est inconcevable qu’il y ait un stade en face d’un CEM et une université en face d’un stade. Pour l’agriculture, la campagne labours semailles qui a souffert d’un important stress hydrique au mois d’avril dernier, a été décevante. Le poids spécifique du blé avait tellement diminué que le rendement a été divisé par deux ou même par trois dans certaines zones plus exposées à la sécheresse qui a sévi au milieu du printemps. D’autre part, et alors que l’année semble se présenter sous d’heureux auspices, avec une bonne pluviométrique en ce début d’automne, il reste que la campagne n’a pas atteint sa vitesse de croisière à cause des difficultés que connaissent certains agriculteurs échaudés par la précédente récolte qui a vu celle-ci à moitié compromise par l’absence de pluie en avril dernier. Il faut donc s’attendre à ce que les responsables de ces quatre secteurs soient interpellés sur la situation inhérente à chacun de ces secteurs et que le débat soit long et un peu vif. L’avenir économique de la wilaya, qui ambitionne de devenir le grenier du pays, tout en ne renonçant pas à ses objectifs de promouvoir l’industrie la recherche scientifique, est engagé. Dans cette perspective, les membres de l’APW affutent déjà leurs armes.
Aziz Bey
