Les dirigeants de l’ES Azeffoun ne sont pas contents du sort réservé à leur équipe par les autorités locales. Ils ont décidé d’entreprendre une grève de la faim pour prendre en témoin l’opinion publique et, du fait, pour que le club soit rétabli dans ses droits. Dans une déclaration, ils pointent du doigt l’actuel exécutif communal, coupable, à leur sens, de négligences graves qui ont conduit à la non homologation du stade communal Ait Ameur. Pourtant, les réserves, faites par la commission dépêchée sur place, sont nettement surmontables, car, en vérité elles se résument à l’installation d’une clôture, seule pierre d’achoppement à une éventuelle autorisation. La déclaration mentionne que le problème de cette clôture a été soulevé auparavant, sans que cette dernière ne soit construite. Plus grave encore, les auteurs révèlent que même la wilaya avait octroyé deux enveloppes à cet effet, l’une de 4 500 000 DA et l’autre de 5 000 000 DA, et, à ce jour, rien n’a été encore fait. Cela fait pratiquement 3 années que l’ESA est sans stade, faute d’une homologation effective de leur antre, pourtant refait en pelouse synthétique. Pour recevoir ses adversaires de la Régionale 1, l’ESA se retrouve en SDF le long des précédents exercices. Une situation qui irrite donc énormément ses dirigeants au point de décider d’une grève de la faim, bien sûr, après avoir tenté moult démarches sans résultat. Les grévistes font aussi état du cas de leurs petites catégories qui subissent le même sort, car les services de sécurité refusent d’assurer l’ordre lors de leurs rencontres. La clôture serait la cause de ce refus. En tout cas, il serait dommage que le club se retrouve, une autre fois, SDF, après une rénovation complète de son stade, et, cette fois, à cause d’une clôture, dont le financement serait disponible selon les grévistes, qui ont décidé de s’abstenir de se nourrir pour se faire entendre.
D. Ferhat