Un terroriste capturé

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Les forces combinées de sécurité accentuent encore, depuis deux semaines, leur pression sur les anciens fiefs de l’ex-GSPC à Boumerdès. Dans cette région très proche de la capitale, les phalanges de l’islamisme armé ont été certes, extrêmement annihilées ces dernières années, mais la vigilance y est toujours recommandée contre d’éventuels coups brutaux. Sans minimiser, donc, la force de nuisance de ces résidus du terrorisme, les militaires y multiplient leurs interventions. L’une d’entre-elles aura permis, le week-end dernier, de capturer un élément de katibet El-Ansar, non loin du douar de Ain El-Hamra, entre Bordj Ménaïel et Cap Djinet, à 30 kms à l’Est du chef-lieu de la wilaya. Le commandement local de l’ANP, qui avait alors ordonné de ratisser un piémont avoisinant suite aux indications de deux autres sanguinaires précédemment arrêtés près des Issers, a envoyé une autre troupe militaire, sur renseignements précis, vers d’autres massifs boisés de Khemis El Khechna, au Sud-Ouest de Boumerdès. Aucun bilan n’a filtré pour l’heure, sur cette nouvelle opération militaire qui se poursuit, depuis trois jours, dans ces maquis de l’ex-Fondouk, faisant partie de l’atlas Blidéen, et s’étendant jusqu’à l’Ouest de Bouira. L’armée sait pertinemment que cette zone montagneuse et fortement escarpée, où elle avait définitivement anéanti en 2008 les différentes sériâtes sanguinaires de katibet Es-Seddik, peut servir aussi d’abri pour d’autres terroristes, notamment les rescapés des plus récents ratissages des maquis voisins de Lakhdaria et de Koudiat Acerdoune. Parallèlement à ces opérations de quadrillage des maquis, se poursuivant comme un rituel, une brigade spéciale de l’ANP traque constamment le chef terroriste Abdelmalek Gouri, à la tête de la phalange d’El-Ansar, qui ne comprend maintenant que sept éléments du département de Boumerdès, après les multiples coups de boutoir qu’elle avait reçu ces dernières années. Pour rappel, ce chef sanguinaire, originaire de Si Mustapha, a encore échappé de justesse à une embuscade militaire près des Issers, il y a deux semaines de cela. Mais sa mise hors d’état de nuire ne saurait tarder, a-t-on estimé.

Salim Haddou

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