Les citoyens de la commune de Guerrouma, sise à une soixantaine de kilomètres à l’Ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, ne cessent de crier leurs mécontentements vis-à-vis du manque d’infrastructures sanitaires au niveau de leur commune. Certains villageois se disent carrément «abandonnés» par les pouvoirs publics. Afin de remédier à cette situation, les autorités locales s’étaient engagées, en 2012, à inscrire un projet de réalisation d’une polyclinique pour les citoyens de Guerrouma. Cette nouvelle a suscité à l’époque, une certaine satisfaction parmi les habitants. Toutefois, deux années plus tard, les travaux n’avaient toujours pas été entamés. Chose qui a provoqué l’ire des villageois. Ce n’est que récemment que les pouvoirs publics ont décidé de contrister ce projet, en entamant les travaux. Ainsi et selon la fiche technique présentée au wali, cette polyclinique devrait voir le jour à la fin de l’année prochaine. Elle comprendra un pavillon de médecine générale, ainsi que toutes les commodités nécessaires à une prise en charge «décente» des malades. Pour ce qui est des délais contractuels, ils ont été fixés à 14 mois, à compter du 25 octobre dernier. Concernant le coût de cette infrastructure, il a été évalué à plus de 75 millions de dinars. Cette nouvelle a été accueillie avec un scepticisme non dissimulé par les citoyens. «Cela fait des années qu’on entend parler de ce projet. L’ex-wali de Bouira nous a promis, en 2012, de construire une polyclinique, mais rien n’a été entrepris depuis. Le lancement des travaux est une bonne chose en soi, mais reste à savoir combien ceux-ci vont durer réellement», dira M. Haddache Amar, un citoyen de la même localité. D’autres, à l’image de Kamel, père de trois enfants, nous ont relatés les difficultés qu’éprouvent les citoyens à se soigner, même pour les petits bobos du quotidien. « On est obligé de se déplacer soit au chef-lieu de la daïra de Lakhdaria, soit à Kadiria, lesquelles sont à plus de vingt kilomètres, juste pour consulter un médecin pour une indigestion, et ce, si on trouve un bus pour nous y emmener», a-t-il indiqué.
R.B
