Formellement accusé d’abus de pouvoir et de faux et d’usage de faux, le président de l’APC d’Ouled Aïssa, localité située à 30 kms du chef-lieu de Boumerdès, a été placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction, près le tribunal de Rouiba, en attendant les assises relatives à son affaire. Celle-ci à été portée en justice, selon nos sources, suite à des plaintes anonymes de citoyens parvenues à l’institution juridique de la circonscription, qui font état de la main mise du maire sur un bien immobilier et deux assiettes foncières. Les résultats de l’enquête, minutieusement menée, révèlent que ledit président d’APC aurait abusé de son pouvoir pour s’accaparer d’abord un logement de fonction au niveau d’une coopérative d’unités immobilières relevant de la direction locale de l’éducation. Selon l’arrêté de renvoi, l’inculpé avait frauduleusement utilisé un numéro de bénéficiaire de l’appartement en question. Le mis en cause, dont les agissements sont dénoncés d’ailleurs par des responsables locaux de l’éducation, s’est également une parcelle de terrain jouxtant la coopérative immobilière sus- mentionnée, où il s’est empressé d’entamer la construction d’une maisonnette, sans respect des normes, tout près d’une école primaire. Autre grief retenu contre lui, son refus d’empêcher le chef du personnel de la même municipalité de prendre possession d’une assiette foncière initialement prévue comme aire de jeu pour les enfants, pour y construire une autre maison. Selon l’acte de renvoi, les services des domaines, ainsi que la wilaya et la daïra, ont envoyé plusieurs mises en demeure au maire de cette commune semi-rurale, et à chaque fois, l’édile municipal leur répondait tout simplement qu’il ne possédait pas de moyens de démolition.
Salim Haddou
