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Les médecins résidents en psychiatrie maintiennent la pression

Les résidents en psychiatrie ont organisé hier, un sit-in au sein de la faculté de médecine.  Une action qui vient rehausser leur grève illimitée entamée il y a maintenant près de deux mois. Un mouvement de protestation visant à dénoncer les conditions dans lesquelles se déroulent les formations médicales. Ils étaient hier plusieurs dizaines de résidents en psychiatrie, mais également en d’autres spécialités, à répondre à l’appel du collectif des résidents en psychiatrie. Lancé il y a quelques jours, ledit appel invitait les concernés, mais aussi tous les internes et externes de la faculté de médecine de Tizi-Ouzou, à un rassemblement au niveau de leur faculté. Le rassemblement a eu lieu dans la cour principale de ladite faculté où des chansons de Matoub ont fusé en boucle, pendant toute la journée. A l’entrée, des banderoles ont été accrochées, sur lesquelles on pouvait lire «Halte au bradage de la faculté», «Résidents en grève», «Où va la faculté ?». Dans une déclaration des étudiants grévistes, «la suppression de terrains de stage dans certaines spécialités» est déplorée. C’est le cas, affirme un représentant des grévistes, de « l’endocrinologie, de la diabétologie et de la rééducation fonctionnelle». Ce qui conduit «au détachement de plus en plus fréquent de nos résidents vers d’autres wilayas», note-t-on dans la déclaration. Dans cette dernière, il est mis en avant aussi «la suppression de postes de résidents dont le nombre est passé de 123 à 113 seulement, en deux ans». Ce qui, pour les grévistes, «démontre la déliquescence et le manque de volonté et de vision qui caractérise les gestion des responsables de la formation médicale à Tizi-Ouzou». Ceci, en plus, écrivent-ils, de «la partialité qui caractérise l’octroi de postes de maîtrise» et de «l’état catastrophique dans lequel se trouve la faculté ainsi que les conditions dégradantes de travail et d’enseignement (Amphithéâtres et salles en ruine, qui risquent de s’écrouler à tout moment)». La grève ayant commencé il y a plus de deux mois, le même représentant des résidents protestataires, rencontré à la faculté souligne que : «le doyen n’a pas voulu nous recevoir ni écouter nos doléances». Dans la déclaration, il est ainsi expliqué comment «la réduction du nombre de postes d’étudiants en psychiatrie, étant passé de 12 à 02, pénalise les étudiants». Surtout que «un terrain de stage important, de plus de 300 lits à l’EHS de Oued Aïssi, est disponible, en plus de l’encadrement nécessaire». Il est à noter que la grève illimitée des médecins résidents en psychiatrie a été entamée il y a près de deux mois, suite, justement, à la décision de réduction du nombre de postes en psychiatrie.

T. C.

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