L’athlète Bouchène Souhila (48 kg) de la prestigieuse école de boxe de la JS Soummam Timezrit, dans la wilaya de Béjaïa, aura l’honneur et le privilège de représenter l’Algérie et son club de cœur, la JSST, au championnat du monde de boxe féminine, seniors Dames, qu’abritera la Corée du Nord dès aujourd’hui, mercredi, et qui s’étalera jusqu’à samedi prochain.
Par ailleurs et dans le but de réussir la meilleure performance possible lors de cet événement planétaire, notre pugiliste n’a rien laissé au hasard en effectuant pas moins de quatre stages de préparation à l’intérieur du pays et un cinquième en Espagne. Celui-ci a eu lieu, pour rappel, du 19 au 30 septembre écoulé. Ceci dit, et connaissant la fougue et la détermination ayant toujours animé cette brillante athlète sur et en dehors du territoire national, il est à souhaiter enfin que Bouchène Souhila réédite alors ses précédentes performances pour honorer comme il se doit les couleurs nationales, comme cela fut déjà le cas à Yaoundé (Cameroun), où elle avait brillamment décroché une médaille d’or lors du dernier championnat d’Afrique des Nations, le mois de février écoulé. Sur un autre volet, le président du CSA JSST, M. Benmamar Mourad, ayant pris attache avec nous, tout en mettant en exergue le mérite de ses athlètes pour les efforts qu’ils ne cessent de consentir (…) pour maintenir leur club au-devant de la scène sportive, a tenu, toutefois, lors d’une discussion à bâtons rompus, à tirer la sonnette d’alarme sur la situation, qu’il juge critique, de son club en matière de moyens financiers et matériels. «Figurez-vous, nos athlètes manquent du strict minimum à l’entrainement, comme les gants. Et dire que la JSST était classée avec l’autre club de Timezrit, la JST, lors de la saison passée, parmi les meilleures associations sportives à l’échelle nationale. Trouvez-vous normal qu’un club comme la JSST, ayant déjà honoré à plusieurs reprises les couleurs nationales, ne reçoive pas encore la moindre subvention pour faire face à ses dépenses », s’interrogea encore notre interlocuteur. Ceci avant d’inviter qui de droit à se pencher «sérieusement» sur le cas de son club qui, dit-il, si rien n’est fait dans l’immédiat, risque tout bonnement de «jeter» des dizaines d’athlètes dans la rue pour les raisons déjà citées. «On suffoque certes, mais on ne veut pas mourir», fulmine-t-il enfin à l’adresse des pouvoirs publics.
B. Ouari

