La panique, qui s’est emparée, l’été dernier, des éleveurs et des autorités sanitaires de la région, semble avoir servi de leçon aux concernés, lesquels demeurent vigilants. Ainsi, une campagne de vaccination se déroule, en ce moment, dans la commune de Ain El Hammam avant de s’étendre, nous dit-on, sur d’autres communes de la daïra. Le programme de passage est affiché dans les zones habitées pour avertir les éleveurs du jour et du lieu de l’arrivée du praticien et des conseillers techniques de la subdivision agricole. Habituellement, c’est sur la place du village que les bêtes à vacciner sont regroupées par leurs propriétaires. Il arrive, cependant, que les techniciens se déplacent jusqu’aux étables pour immuniser les animaux difficiles à déplacer. «Il s’agit, en réalité d’un rappel du vaccin effectué durant les mois de Juillet et août derniers, et non d’un nouveau vaccin», signale un employé à la subdivision agricole de Ain El Hammam. Celui-ci précise que les bovins seront prémunis contre la fièvre aphteuse et la rage bovine, alors que les ovins seront touchés par l’anti clavelée. L’équipe chargée de l’opération a entamé son travail sur le terrain depuis le 09 novembre dernier et ne s’arrêtera que lorsque tout le cheptel sera vacciné. Cependant, la campagne risque de durer si l’on considère le nombre de villages que l’équipe devra visiter au niveau des quatre communes de la daïra (Akbil, Ait Yahia, Ath Bouyoucef), voire d’Iferhounene. «Le vaccin étant disponible en quantité suffisante, précise notre interlocuteur, les éleveurs sont appelés à ne pas perdre patience, puisque tous les villages sont programmés et seront visités dans les délais impartis. L’essentiel est de préserver le cheptel». Quant au nombre de bêtes concernées, notre interlocuteur avoue ne pas pouvoir donner de chiffres qu’une fois la campagne terminée, en raison du mouvement des animaux vers ou en provenance des marchés des autres daïras, voire des wilayas limitrophes. On se rappelle de la fièvre aphteuse qui a atteint les bovins, il y a quelques mois, et qui s’était propagée à grande vitesse, risquant même de décimer le cheptel bovin du pays. L’épizootie n’a été freinée qu’au prix de l’abattage d’un grand nombre de bêtes malades ou suspectées de l’être. Cependant, il faut reconnaître que grâce aux précautions prises par les services sanitaires en collaboration avec l’APC, le cheptel bovin de la commune de Ain El Hammam a été épargné.
A. O. T.