Rencontré en marge du conseil de wilaya tenu mercredi dernier, le chef de daïra de Souk El Khemis a bien voulu répondre à nos questions et faire un tour d’horizon sur le développement de la région.
La Dépêche de Kabylie : Le gaz de ville a été au menu lors du dernier conseil de wilaya, où en est la daïra de Souk El Khmis à cet égard ?
Chenouf Saad : Le gaz n’est pas encore arrivé chez nous. Toutefois, les choses vont bon train. Nous espérons que le projet, déjà confié à l’entreprise chargée de sa réalisation, soit fin prêt dès le mois de mars prochain. Le taux d’avancement des travaux a atteint actuellement les 25%. Plus de 1 200 foyers bénéficieront de cette mesure sociale au niveau de Souk El Khmis, qui est le chef-lieu de daïra, alors qu’à El Mokrani, l’autre commune distante d’environ 8 Kms, 800 foyers seront concernés par ce raccordement. D’ici le mois de juin prochain, tous les foyers recensés au niveau des deux communes seront raccordés.
Comment se présente la situation concernant le logement, point névralgique et source de mécontentement des populations dans bon nombre de communes ?
Plutôt bien. La dernière distribution remonte à une quinze de jours. Et l’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions. Nous avons remis 90 logements à Souk El Khmis et 36 à El Mokrani. Il est à souligner que la demande pour les deux communes était forte ; elle était de 1 300 environ, dont 866 pour le seul chef-lieu de daïra. Mais ce déséquilibre est largement compensé par le programme de l’habitat rural qui a profité à plus de 2 000 bénéficiaires à Souk El Khmis et 1 000 à El Mokrani. Pour ce type de logements, nous avons enregistré pour le moment, 400 demandes. Mais vu la diligence qu’on met à y répondre, cela va vite se régler.
Comment vont les choses au niveau du secteur de l’éducation ?
Pas de problème là aussi. Nous avons un lycée de 800 places pédagogiques et de 400 rations en demi-pension. Dans la foulée, nous avons procédé à la réhabilitation de toutes les écoles et classes en mauvais état au niveau des deux communes. Ce sont au total 53 classes qui ont été concernées par cette opération.
La daïra de Souk El Khmis est réputée d’être un peu enclavée. Qu’avez-vous fait pour la sortir un peu de son isolement ?
On ne peut pas dire qu’elle est isolée. Il y a des routes qui la desservent de tous les côtés. Nous avons refait 30 Kms de route sur le C15, qui relie Aïn Bessem à El Mokrani en passant par Souk El Khémis. Nous avons également retapé le C22, qui relie, au Nord-est, le chef-lieu de daïra à Sidi Yahia. Enfin, nous avons réhabilité sur 7 Kms, le chemin communal à Souk El Khmis à la commune de Khabouzia, au Sud-est. Tout cela crée un réseau important pour permettre à la daïra de s’ouvrir sur toutes les autres qui l’environnent.
La daïra a, aussi, longtemps souffert de l’indisponibilité de l’eau potable. Ce problème subsiste-t-il toujours ?
Beaucoup moins que par le passé. Mais, dès mars prochain, nous aurons de l’eau à volonté avec les grands transferts qui s’opéreront à partir du barrage de Koudiet Asserdoune.
Et la santé ? Comment va ce secteur clef ?
Je pense que nous n’avons plus à nous plaindre comme les autres daïras. Nous disposons d’une polyclinique que nous avons réhabilitée et équipée de moyens modernes, et deux salles de soins, l’une à El Mokrani et l’autre à Ouled Gulemam, à trois Kms du côté Ouest. Cela suffit largement à la couverture sanitaire de toute la population. Pour les cas qui nécessitent une prise en charge spécialisée, l’hôpital d’Aïn Bessem, n’étant qu’à treize Kms de route, fait l’affaire. Nous avons également un important projet pour les jeunes qui constitue en la construction d’un stade. Les travaux de ce projet démarreront dans les prochains jours, alors que le projet du centre sportif de proximité pour El Mokrani, d’un coût estimé à 60 millions de dinars, est en phase d’étude. Notant que le chef-lieu de daïra dispose déjà du sien. Quant aux jeunes, ils ont les différents dispositifs d’aide. A cet égard, ils n’ont que l’embarras du choix pour réussir leur vie. Le seul problème, auquel nous demeurons confrontés, est celui du foncier. Mais je pense que nous ne sommes pas les seuls à y faire face.
Propos recueillis par Aziz Bey

