La Dépêche de Kabylie

Les graffitis interpellent

C’est fou ce qu’on peut lire sur la table d’un écolier ou d’un adolescent épris de sa camarade de classe ou follement passionné d’un chanteur sinon d’un groupe en vogue. Les graffitis représentent un mode d’expression unique et d’une incroyable éloquence. En peu de mots l’enfant l’adolescent et même l’adulte peuvent passer les plus invraisemblables des messages, résumer le contenu de tout un ouvrage ou dire leurs mécontentements sinon leurs joies et espérances. Cela peut se faire et le message arrive au destinataire sans que son auteur n’ait recours aux indéterminables phrases et sans éprouver la moindre nécessité de recourir aux anciens moyens de communications. Et si, au fil du temps, la multitude de slogans et de graffitis ayant accompagné les évènements du Printemps noir a fini par s’estomper puis disparaître, à Bouira on assiste aujourd’hui à une nouvelle catégorie de graffitis que les citoyens rédigent sur les murs à titre revendicatif. « Ouvrez les escaliers », « Afathou droudj ya laarab » sont les nouvelles inscriptions portées sur une muraille soutenant les escaliers, fermés depuis cinq années, derière la grande mosquée du centre-ville de Bouira. La fermeture de ce passage ; un raccourci très fréquenté du temps ou il était ouvert, cause en effet beaucoup de désagrément aux piétons qui sont à présent obligés de faire tout un détour pour joindre leur destination et vaquer à leurs occupation.

Anis S.

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