Situé à l’entrée de la ville de Seddouk, à proximité de la gare routière au croisement de trois routes, dont la RN 74 qui traverse la ville, le jet d’eau, agrémenté du sigle amazigh en grand format, est abandonné à son triste sort.
L’eau a arrêté d’y jaillir il y a belle lurette, certains lampadaires ont volé en éclat et le bassin d’eau rempli de détritus, notamment de bouteilles d’eau vides en plastic. Il est pourtant conçu comme un monument pour émerveiller les invités et les passants de la ville de Seddouk. Juste à côté l’ancienne assemblée populaire communale a pensé encore embellir cette place d’une montre à trois horloges, qui, malheureusement, n’indique plus l’heure. Tombée en panne, elle n’est toujours pas réparée. Pis encore, deux des trois cadrans ont été cassés. Beaucoup de citoyens souhaitent voir ces deux infrastructures remises en marche. Un peu plus loin, un manège pour enfants a été aussi réalisé par l’ancienne APC à la cité des 48 logements. Ce manège, qui a coûté plus d’une centaine de millions à l’Etat, a été réalisé dans l’optique d’offrir un bon cadre de loisirs aux enfants de cette cité la plus importante de la ville, ce qui leur éviterait de sombrer dans des fléaux sociaux. Des bancs y ont été installés aussi pour permettre aux parents de surveiller leurs progénitures pendant qu’elles jouaient. Ce manège a subi la fureur des casseurs qui ont tout détruit. La boucle est bouclée par la fontaine d’Adha. Un monument public millénaire, situé au bord de la RN 74, à l’entrée de la ville de Seddouk, à laquelle l’ancienne APC a prêté toute l’attention voulue en lui accordant un projet digne de ce nom avec la construction d’une petite bâtisse et d’une véranda couverte, dotée d’un bassin et de robinets. Un forage a été prévu à côté pour alimenter en eau la fontaine. Aujourd’hui, cette fontaine se trouve dans un état lamentable. L’eau qui ruisselle par terre a favorisé l’émergence d’herbes sauvages et l’apparition des marécages qui nuisent aux habitants de la cité d’à côté lesquels se plaignent de la prolifération des mouches et moustiques qui foisonnent leurs habitations. Quand cette fontaine était en service, son eau servait à dépanner les habitants de la ville au moment des crises d’eau. Les passants trouvaient une aubaine pour s’approvisionner en eau pour le moteur de la voiture et autres. La question que l’on se pose est la suivante : pourquoi les autorités locales construisent-elles des infrastructures pour les laisser ensuite sans entretien ? Certaines restent en panne durant des mois, voire des années, d’autres tombent carrément en ruine.
L. Beddar

