Depuis quelques semaines, la route nationale 18, reliant la ville de Aïn Bessem au chef-lieu de la wilaya de Bouira sur 20 Kms, fait l'objet de travaux de réfection sur sa partie superficielle, consistant à remplacer la couche de bitume trés dégradée.
Sur plusieurs tronçons, des travaux de décapage ont été effectués donnant un aspect rugueux et ondulé à la route. La circulation s’y faite lente à tel point que des bouchons finissent par se former rapidement lorsque des automobilistes se mettent à dépasser par la droite au niveau des accotements. Ces derniers sont pourtant jonchés de gravats issus de l’opération de décapage du bitume. Ce qui contraint ceux qui ont dépassé à « négocier » leur retour sur la chaussée et, ainsi, à être à l’origine de l’arrêt total de la circulation. Entre Aïn Laloui et Aïn Lahdjar, les choses se compliquent chaque mercredi, vu que cette dernière ville abrite un marché hebdomadaire (marché domestique et marché de voitures). Même avec le concours de la gendarmerie, qui place son barrage au niveau du marché en question, et face au lycée de la ville, il est quasiment impossible de donner de la fluidité au mouvement de circulation. Un véritable cafouillage se déroule devant le marché entre entrées et sorties de véhicules, particulièrement la matinée entre 8 heures et 12 heures. Les automobilistes, une fois passé le calvaire d’Aïn Lahdjar, leurs nerfs sont une nouvelle fois mis à l’épreuve par le marché informel de Saïd Abid, occupant l’accotement sur plus de cent mètres de longueur. Des automobilistes s’y arrêtent subitement, attirés par quelques marchandises exposées sur les étalages; d’autres en sortent après avoir fait leurs emplettes. Cela ne manque pas de créer une indescriptible bousculade qui est à l’origine de l’arrêt de la circulation. La semaine passée, les travaux de bitumage au niveau de la ville d’Aïn Laloui avaient contraint les automobilistes à emprunter l’ancien chemin qui passe par le centre du village et qui date de l’ère coloniale. Camions, engins de travaux publics, bus de transport public, fourgons et véhicules légers ont été pris dans un véritable traquenard. Le petit village a été « asphyxié » par une chaîne interminable de véhicules bloqués entre dos-d’âne, rigoles, crevasses et circulation de troupeaux ovins et bovins. La journée paraissait interminable pour les habitants de ce vieux quartier d’Aïn Laloui. Pour rappel, la RN 18, qui relie officiellement Khemis Meliana, dans la wilaya de Aïn Defla, à la ville de Bouira, en passant par Berrouaghia et Bir Ghebalou, fait partie du projet de la quatrième rocade, destinée à devenir une autoroute entre Khemis Meliana et Bordj Bou Arréridj (via Sidi Aïssa et Hammam Dhelaâ). La partie qui bifurque sur la ville de Bouira à partir d’Aïn Bessem devrait bénéficier des travaux d’aménagement et de modernisation.
N. M. Taous

