Par association, on entend, en Algérie et ailleurs, un regroupement de personnes, qui mettent en commun leurs activités ou leurs connaissances à des buts non lucratifs. L’association se distingue ainsi de la société, entendre au sens économique du terme, qui est également un groupe de personnes, mais qui mettent en commun un patrimoine, en vue d’en tirer des bénéfices. Si une association n’est pas une société, elle ne doit pas moins se gérer comme une société, une compagnie économique, pour optimiser les énergies et les fonds mis à sa disposition. C’est la thèse qui a été défendue par l’ONG allemande Konrad Adenauer, dans le cycle de formation qu’elle initie dans plusieurs wilayas du pays et qui est justement destiné à aider les associations à mieux se gérer. Depuis l’ouverture démocratique de 1988, le nombre d’associations, culturelles, caritatives ou de village n’a cessé d’augmenter. Si de gros efforts ont été fournis, avec parfois de bons résultats, il faut reconnaître qu’un grand nombre d’associations, faute justement de rigueur dans la gestion des fonds mis à leur disposition, n’ont pas pu remplir leurs missions. Il s’en est résulté un gros gaspillage et beaucoup de déceptions. Beaucoup de gens –et c’est un fait qui a été souligné à Birkhadem – ne retiennent des associations que les célébrations et les fêtes, alors que les principaux objectifs pour lesquels a été créée l’association sont rarement atteints. Il est plus qu’urgent de revoir le fonctionnement des associations !
S. Aït Larba
