Pour célébrer la journée internationale des personnes handicapées, coïncidant avec le 3 décembre de chaque année, l’association pour la défense, l’éducation, la formation et l’insertion des inadaptés (DEFI) d’Aokas a organisé, samedi dernier, une journée festive à l’intention de ses adhérents et de leurs parents.
Les maires des communes de Tizi N’Berber et d’Aokas ainsi que d’autres responsables locaux avaient tenu à rehausser de leur présence cette cérémonie, ce qui ne fut pas le cas du chef de daïra qui avait brillé par son absence. La célébration s’est faite également à l’annexe de Taskriout, dépendant du centre d’Aokas. Outre le couscous offert aux enfants et aux invités dans les deux établissements, le centre d’Aokas a été choyé par l’association de bienfaisance de Béjaïa « Main du bonheur et de l’espoir », qui avait, également, offert un barbecue de brochettes de dinde et pris en charge l’animation par la présentation de pièces théâtrales, de chants et d’amusements clownesques. L’association DEFI ne rate aucune occasion pour égayer cette frange juvénile dont elle a la charge, mais, comme le soulignera son président, elle risque de ne pouvoir le faire, d’ici peu, à cause de divers problèmes, notamment financiers, auxquels elle fait face. Pourtant, dira-t-il, des solutions existent, il suffit d’une bonne volonté. D’ailleurs, pour égayer ses propos, il rappellera la réussite de la célébration de la journée internationale des handicapés grâce, justement, à certaines âmes charitables de la région qui y ont contribué. Pour notre interlocuteur, l’association est confrontée à deux problèmes majeurs : un déficit financier ne lui permettant pas de subvenir à tous ses besoins et la difficulté rencontrée dans l’insertion de ses élèves adultes dans un milieu professionnel. Ceci mènera inéluctablement vers un blocage pur et simple de l’association. Pour éviter une descente aux enfers à cette association et à ses adhérents, la malheureuse frange d’handicapés, son président suggère une participation financière des commerçants et APC de la dizaine de communes dont sont issus les élèves des deux établissements que gère l’association. Pour ce qui est de l’insertion des élèves adultes, la solution réside dans la mise à disposition de l’association d’une parcelle de terrain pour l’édification de hangars pour la mise en service d’ateliers d’élevage de lapins, de poules pondeuses et l’installation de serres horticoles. D’ailleurs, pour cela, le directeur de l’action sociale de la wilaya de Béjaïa aurait promis d’intervenir auprès du ministère pour l’obtention d’un financement de ce projet. Il est utile de rappeler que l’association avait, dans le passé bénéficié avec l’apport des ONG, du financement desdits projets réalisés sur des terrains loués auprès des privés, mais leurs activités ont été arrêtées à l’expiration des contrats passés avec les propriétaires terriens. De l’argent gaspillé des efforts anéantis et des espoirs en vain. C’est un véritable appel de détresse que lance le président de l’association pour éviter de mettre un terme à l’activité de DEFI et de ses adhérents.
A. Gana

