Trois kalachnikovs récupérés et plus d’une dizaine de bombes artisanales désamorcées, tel est le bilan de l’opération de ratissage ayant ciblé depuis la veille du week-end dernier les monts de Beni Khelifa, surplombant la localité de Beni Amrane, 25 km au sud-est de Boumerdès.En prolongement de cette opération militaire, d’autres structures étatiques locales de sécurité ont procédé à l’arrestation d’une vingtaine d’individus suspects.La rafle s’est opérée, a-t-on indiqué, sur renseignements précis, faisant état de l’existence de filières clandestines du GSPC sur l’axe Beni Amrane-Lakhdaria.Après audition, pas moins de cinq personnes ont été relâchées. Mais les investigations des services engagés dans la lutte anti-terroriste se poursuivent particulièrement dans la commune de Beni-Amrane, pour localiser les fiefs des commandos locaux du GSPC. Nos sources confient dans cette optique, que l’identification des éléments actifs de cette mouvance sanguinaire se poursuit. D’autant que l’on s’appuie sur des aveux soutirés à d’autres islamistes arrêtés lors du démantèlement d’un réseau presque similaire, il y a moins d’un mois. Les forces locales de sécurité traquent selon des informations recoupées les relais de l’islamisme spécialisés dans l’enrôlement d’autres jeunes dans la nébuleuse terroriste. Elles se redéploient aussi constamment pour empêcher la mobilité des serriate sanguinaires, qui planifient entre deux opérations de racket ou d’enlèvement suivies de rançons, des coups d’éclats pour imposer le diktat aux villageois.Les mêmes mots d’ordre de redéploiement sont pratiquement appliqués à l’est de Boumerdès, sur l’axe Zemmouri-Tigzirt, avec l’objectif principal d’éradiquer la phalange terroriste d’El Ansar, superviser par Hamid Saâdaoui alias Yahia Abou El Haythem ex-bras droit de Hassan Hattab.
Salim Haddou
