Lancé en apothéose après presque 4 ans de retard sous la pression de la population, le projet de l’aménagement urbain du chef-lieu de commune fait encore monter au créneau plusieurs dizaines de citoyens des quartiers Iguenan et Ighil Hamad, exclus de cette opération tant attendue. En effet, ces citoyens, dont les quartiers ont été bizarrement écartés du projet d’aménagement, viennent de saisir toutes les autorités à travers une requête à laquelle est annexée une pétition comportant plusieurs dizaines de signatures, dont une copie nous a été remise. Dans cette requête, ils dénoncent les deux poids et deux mesures lors de l’élaboration du plan de l’étude de ce projet en citant, à titre d’exemple, les deux voies d’accès qui relient une partie des quartiers Iguenan et Ighil Hamad à la RN30, dont le tronçon qui traverse le centre-ville dans le sens Nord-sud est en voie d’aménagement en boulevard modernisé. Ces citoyens dénoncent cette « omission » de leurs quartiers respectifs et exigent à ce qu’ils soient pris en charge dans cette opération d’aménagement en cours d’exécution. Dans la même requête, il est fait mention de plusieurs habitations du quartier Iguenan non encore raccordées au réseau du gaz naturel. Il est à noter, par ailleurs, que ce projet lancé dans la précipitation depuis 4 mois, sous la pression de la population, est exécuté dans une anarchie totale, d’abord en raison de l’absence d’un quelconque plan des réseaux d’AEP et d’assainissement, eux même réalisés sans respect des normes techniques, notamment la profondeur des fouilles, d’où de fréquents accidents commis sur ces ouvrages par les engins des travaux publics des entreprises chargées de la réalisation de ce nouveau projet, ce qui cause énormément de retard aux avancements des travaux aux opérateurs qui perdent beaucoup de temps à réparer les avaries perpétrées sur les anciens réseaux. Des contraintes auxquelles s’ajoutent des oppositions des citoyens qui n’ont pas respecté les alignements lors des extensions de leurs habitations. Les faibles moyens humains et matériels engagés par certaines de ces entreprises ont aussi sensiblement contribué au ralentissement des travaux, ce qui a suscité la réaction des citoyens, lesquels ont procédé à la fermeture du siège de l’APC durant la deuxième semaine du mois de novembre écoulé pour protester contre cette anarchie aux incalculables retombées négatives sur le quotidien de cette importante agglomération, mais aussi pour dénoncer la lenteur des travaux. Même si, depuis cette action musclée à laquelle s’est ajoutée la grève des transporteurs de voyageurs pour les même raisons, les choses se sont légèrement améliorées, il n’en demeure pas moins que les entreprises se sont laissées surprendre par l’arrivée des perturbations climatiques de l’hiver, extrêmement violentes dans cette région de haute montagne, lesquelles sont à l’origine de fréquents arrêts des travaux.
Oulaid Soualah
