Un parc immobilier composé de 60 logements sociaux construits à hauteur du chef-lieu communal d’Ighil Ali attend, depuis de longues années, une hypothétique distribution. «40 logements publics locatifs ont été livrés depuis l’année 2009, tandis que les 20 unités restantes ont été achevées en 2014», dira Mr Djoulait, le premier magistrat de la commune. Interrogé à propos d’une éventuelle attribution de ces logements, l’édile communal dira : «nous espérons que les pouvoirs publics prendront les mesures nécessaires à l’effet d’assurer une distribution en toute sécurité de ce parc immobilier». Et d’enchaîner : «la distribution de ces logements est vivement souhaitée, et ce, pour offrir un toit décent aux citoyens qui en ont besoin d’une part et, d’autre part, soustraire ces appartements à la dégradation et au vandalisme». Cette distribution est d’autant plus impérative que des dizaines de familles attendent depuis des lustres d’accéder à un logement décent. À ce propos, le maire avoue qu’«il y a 200 dossiers, en rapport avec le logement social, en instance de traitement». Un postulant au logement LPL, résident à la périphérie du chef-lieu communal, estime que c’est «un monstrueux gâchis que de réaliser des projets sociaux pour les livrer ensuite à la patine et à la déprédation». Tout aussi dépité un autre demandeur de logement social du village Ath Saci se dit «interloqué» que des logements neufs gardent ports closes, pendant qu’un nombre important de souscripteurs croupissent dans des habitations précaires. «Ma demande date de plus de 5 ans. Hélas, aucune perspective d’extirper ma famille de la mélasse ne se dessine encore à l’horizon», peste-t-il.
N.M.
