À peine les premières pluies arrivées et que le froid installé que les coupures électriques réapparaissent. En effet, selon les habitants de la quasi-totalité des villages de la commune, plus de quatre nuits d’affilée qu’ils ont été privés du courant électrique. «Parfois, elles durent plus de six heures voire huit heures. Le mercredi dernier, nous avons enregistré plus de six coupures », nous dira une source proche de l’APC. En effet, même si des efforts ont été consentis par la SDC par le renforcement du réseau et le renouvellement des équipements en réalisant des postes maçonnés de grande capacité il n’en demeure pas moins que la situation n’est pas réglée définitivement car les citoyens estiment qu’il y a une forte demande en matière d’énergie notamment quand il fait froid. «Vous savez dans notre commune, aucun foyer n’est alimenté en gaz naturel si bien que tout le monde recourt aux appareils électriques et ces derniers consomment beaucoup d’énergie. Nous craignons encore un autre hiver difficile. Et puis, avec ces coupures, il y a d’autres désagréments qui surviennent et même les installations hydrauliques des forages d’Oued Bougdoura s’arrêtent pour plusieurs heures à tel point que la programmation du pompage d’eau est perturbée », estimera de son côté un habitant de Tachtiouine. Au sujet de l’électrification attendue par les milliers d’habitations, rien n’est encore lancé dans aucun village. «Nous avons recensé à travers les villages de la commune pas moins de deux mille foyers qui recourent à des branchements illicites chez leurs voisins. Cela fait maintenant plus de deux ans que nous avons sollicité les autorités de wilaya et de la SDC à ce sujet. On ne voit rien venir. Pourtant, des études ont été faites à ce propos. C’est un problème qui devient récurrent d’autant plus que d’autres constructions se réalisent toujours dans le cadre de l’habitat rural», nous déclarera le maire, M. Said Bougheda. Et d’interpeller les responsables de la wilaya : «Nous demandons un programme spécial dans le cadre de l’électrification rurale car nos concitoyens ne peuvent à eux seuls régler les factures de branchements électriques qui sont excessivement chers. Qui peut payer une vingtaine de millions pour seulement deux pylônes ? Et puis, ces habitations sont souvent loin du réseau et en dehors des agglomérations».
Amar Ouramdane
