Le syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST) n’a pas écarté le recours à la protestation, à partir du deuxième trimestre de l’année scolaire en cours. Le secteur de l’éducation continue donc à faire face aux actions de protestation des travailleurs, déterminés à faire aboutir leurs revendications. «Face à la non-prise en charge de certains dossiers, nous n’écartons pas de recourir de nouveau à la protestation, à partir du deuxième trimestre prochain. La décision finale sera prise par le conseil national du syndicat qui tiendra une réunion à la fin du mois courant», a affirmé hier, Meziane Meriane, le coordinateur national du SNAPEST. Ce dernier a fait état de plusieurs points qui n’ont pas été réglés par le département de tutelle, à l’instar des logements et des primes de zones. «Nous ne demandons que l’application de la loi, en ce qui concerne les primes des enseignants du sud, qui sont toujours payés par rapport à l’ancien salaire de base», a souligné M. Meriane. Il a également mis en avant les problèmes pédagogiques, notamment la surcharge des classes, «qui est une agression morale à l’égard des enseignants», a-t-il martelé. Le coordinateur du SNAPEST a tenu à afficher le soutien «absolu» de son organisation syndical aux intendants de l’éducation nationale qui sont en grève depuis quatre mois. Par ailleurs, il est utile de souligner que l’union nationale des personnels de l’enseignement et de la formation (UNPEF) a décidé d’observer une action de protestation au niveau national, au début du deuxième trimestre de l’année scolaire en cours. «Si les revendications des travailleurs ne sont pas prises en charge, le conseil national du syndicat reste prêt à mener une action de protestation, à partir du début du deuxième trimestre. La date sera déterminée prochainement en coordination avec d’autres syndicats du secteur», a assuré l’Unpef.
Samira Saïdj
