Les oppositions levées

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L’évitement qui devrait être réalisé pour dévier le passage des véhicules lourds de la ville de Draâ El-Mizan a pris un retard considérable quand on sait qu’il a été lancé depuis plus de trois ans.

Ceci est dû à plusieurs raisons. Tout d’abord, il faudra signaler la qualité du sol argileux qui entrave les travaux durant la période hivernale, puis les différentes oppositions des propriétaires terriens. Si le tronçon allant du CW 04 vers Frikat jusqu’à la RN 30 vers Boghni et plus précisément au niveau du barrage fixe Gendarmerie nationale-ANP a été livré à la circulation, il n’en est pas de même pour celui qui devait relier la RN 25 à proximité de l’EPH Krim Belkacem vers le CW 04. Aux dernières nouvelles, nous avons appris que toutes les oppositions ont été levées. «  La baraque gênante qui se trouve juste au point de départ de l’évitement  sera détruite. Quant aux propriétaires de terrains, ils ont accepté les indemnisations qui ont été revues à la hausse », nous confiera une source proche de l’APC. La même personne nous informera que l’entreprise reprendra les travaux incessamment. « Dans quelques jours, les travaux seront relancés. Nous souhaitons cette fois-ci que cet évitement ira à son terme. En tout cas, en principe, c’est acquis ». Effectivement, c’est le souhait de tout le monde de voir la circulation déviée du centre-ville qui suffoque sous le poids des camions de gros tonnage transportant des matériaux de construction de Bouira. Dernièrement, un véhicule lourd chargé d’agrégats a failli causer une catastrophe quand ses freins ont lâché pour aller se coucher sur le mur de l’ancienne mairie. Heureusement, il n’y a pas eu de victimes à l’exception du conducteur coincé dans sa cabine. Pour les autorités locales, ce projet urge d’autant plus que le bitume de l’axe principal de la ville a été refait ainsi que celui des autres rues. « Le bitume est souvent dégradé lorsque ces camions traversent la ville. Il a été refait plus de trois fois. A cause de leur poids, quelques temps après, on revoit des cratères  et des nids-de poule apparaître dans divers endroits », dira la même source. Et puis, ajoutera-t-elle, il y a aussi la quiétude des riverains qu’il faudra préserver et les autres dangers d’autant plus que la pente est raide de l’hôpital jusqu’au centre-ville.  « Nous attendons avec impatience l’achèvement de l’évitement. Je vous assure qu’à partir de quatre heures du matin, on ne ferme plus l’œil. Le grincement des freins et le ronronnement des moteurs nous empoisonnent la vie », suffira de nous répondre ce résident de l’immeuble dit « La Banque ». Terminons par dire que le plan de la circulation de la ville est à revoir car, de petites ruelles, à l’exemple de celle qui traverse la cité L’Emir Abdelkader ou encore les 160 logements, sont aujourd’hui empruntées par ces véhicules lourds au point où les habitants y placent des barricades pour contraindre certains conducteurs à lever le pied de l’accélérateur. A quand alors cet évitement tant désiré? s’interroge-t-on.

Amar Ouramdane

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