Poursuivi principalement pour homicide volontaire, via la pose d’engins explosifs dans les lieux publics, un terroriste de la faction sanguinaire d’El-Ansar a été condamné avant-hier, jeudi, à une peine de 10 ans de réclusion, assortie d’une forte amende, près la cour de Boumerdès. Le mis en cause a été arrêté il y a plus trois ans environ, dans la forêt de Zemmouri El Bahri par des éléments de la brigade locale de la gendarmerie nationale. Ces derniers avaient investi ces lieux, alors, suite à une collision entre une voiture et une moto. Mais à la vue des gendarmes, le conducteur de ce motocycle a jeté un sachet dans un talus situé en bordure de la chaussée, alors que son accompagnateur avait pris la fuite. Ce fuyard fut aussitôt arrêté par les gendarmes, qui ont eu le réflexe d’ouvrir le sac en plastique sus mentionné où ils ont retrouvé des matériaux et autres produits utilisés dans la fabrication d’engins explosifs et des batteries de téléphones mobiles de marque Motorola. Selon l’arrêt de renvoi, les deux mis en cause avaient reconnu lors de l’enquête judiciaire qu’ils faisaient partie d’un réseau de soutien à l’ancienne phalange d’El-Ansar. Mais appelés à la barre, l’un et l’autre, avant hier jeudi, ont tenté tous les deux de nier en bloc les révélations qu’ils avaient faites auparavant. Le conducteur de la moto a dit expressément au juge : « J’ignorais totalement que je transportais un terroriste avant la survenue de la collision en question ». Il a été finalement acquitté alors que le procureur avait requis contre lui une peine de 20 ans de prison ferme. L’autre prévenu, âgé de 26 ans environ et répondant aux initiales M.T, n’ayant pu se disculper, à écopé lui, d’une peine de 10 ans de prison ferme, en plus d’une forte amende, et ce pour les chefs d’accusation d’adhésion à groupe armé de détention de matériaux entrant dans la fabrication de bombes artisanales et d’homicide volontaire via la pose d’engins explosifs dans les lieux publics. Le représentant du ministère public avait demandé auparavant, suite à un long réquisitoire, l’application des dispositions juridiques de la peine capitale à l’encontre de cet élément de la phalange terroriste d’El-Ansar.
Salim Haddou
